•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Le passé du commandant scruté à la loupe

Le colonel Russell Williams et le ministre de la Défense nationale, Peter MacKay
Le colonel Russell Williams et le ministre de la Défense nationale, Peter MacKay
Radio-Canada

Les policiers poursuivent leur enquête pour déterminer si le commandant de la base militaire de Trenton aurait fait d'autres victimes. Le dossier de Kathleen MacVicar, assassinée en 2001, est notamment rouvert.

Les différents corps policiers poursuivent leur enquête pour déterminer si le commandant de la base militaire de Trenton, le colonel Russell Williams, n'aurait pas fait d'autres victimes. L'homme de 46 ans, arrêté dimanche, est notamment accusé de deux meurtres prémédités, soit ceux de Jessica Lloyd et de Marie-France Comeau.

Le commandant fait l'objet de vérifications dans les régions où il a vécu, autant au Canada qu'à l'étranger, pour savoir s'il pourrait être associé à d'autres dossiers qui n'ont pas été résolus. Durant sa carrière militaire, Russell Williams a déjà été basé en Nouvelle-Écosse et à Ottawa notamment.

Le dossier portant sur la mort de Kathleen MacVicar est notamment réexaminé. La jeune femme de 19 ans avait été poignardée et violée en 2001. Le corps de la victime originaire de la Nouvelle-Écosse avait été retrouvé dans un boisé sur la base militaire de Trenton.

En ce qui concerne son séjour en Atlantique, de 1992 à 1994, trois cas de meurtres non résolus sont réexaminés, sans qu'on puisse savoir à ce stade s'il existe un lien avec l'homme. La police de Halifax a pris contact avec celle de l'Ontario pour suivre l'affaire.

« Nous examinons l'endroit où Kathleen a été tuée », a indiqué la sergente de la Police provinciale de l'Ontario, Kristine Rae, citée par CBC. Mme Rae rappelle qu'une récompense de 50 000 $ est toujours offerte si des personnes possèdent des informations sur la mort de la jeune femme.

De nouvelles accusations pourraient donc être portées contre le colonel.

Commotion à Tweed et à Belleville

L'arrestation du commandant en chef de la base militaire de Trenton, le colonel Russell Williams, a suscité de nombreuses réactions à Tweed et à Belleville.

La maison du colonel à Tweed a été bouclée lundi par les policiers. Ils ont fouillé la résidence secondaire de l'accusé, à la recherche d'indices. Dans la cour d'à côté, son voisin Larry Jones a peine à croire que Russell Williams ait été accusé de nombreux chefs. M. Jones indique que l'une des victimes aurait été tuée à côté de chez lui.

Il n'y a pas que les résidents de Tweed qui sont sous le choc. Ceux de Belleville étaient sur leurs gardes depuis la disparition de Jessica Lloyd, il y a plus de 10 jours. Le corps de la jeune femme a été retrouvé lundi matin.

Glenda Crawford, une résidente de Belleville, est loin d'être rassurée, malgré l'arrestation d'un individu dans cette histoire. Elle craint que l'accusé ait sévi en groupe, et que certains de ses complices soient toujours en cavale.

Pourtant, la chef de la police de Belleville, Cory McMullan, assure qu'il n'y a pas d'autres accusés pour l'instant. Elle réitère toutefois son avertissement aux résidents de la région, soit de toujours être prudents et de porter attention à ce qui se passe dans les environs.

Une carte de l'Ontario

Pour sa part, le maire de Belleville, Neil Ellis, est choqué par la tournure des événements. « Ce n'est pas le résultat que nous espérions. Mais, au moins maintenant, quelqu'un a été inculpé pour la mort de [Jessica Lloyd] et j'espère que la communauté peut maintenant aller de l'avant. »

Le maire a tenu à rappeler que la communauté avait uni ses forces dans le but de retrouver la jeune femme.

Alain Plante, l'ancien ami de coeur de Marie-France Comeau, trouvée sans vie dans sa résidence de Brighton en novembre dernier, est surpris de cette arrestation. « C'est quelqu'un de haut gradé dans les forces armées. J'étais sous le choc. Marie c'était une personne qui était douce, qui était profonde et qui était une bonne vivante. Même si on n'était plus ensemble, je la considérais comme une bonne amie. On se parlait encore souvent d'ailleurs. Il n'y avait pas personne sur la planète qui avait le droit d'y faire du mal à cet ange. »