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Gainey passe le flambeau

Bob Gainey

Bob Gainey

Photo : La Presse canadienne / Graham Hughes

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2010 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le règne de Bob Gainey au 7e étage du Centre Bell est terminé. Son successeur, Pierre Gauthier, place déjà Tomas Plekanec et Jaroslav Halak à son agenda.

« Je quitte l'équipe que j'aime, que je donne à celui en qui j'ai le plus confiance. »

Fidèle à lui-même, Bob Gainey a quitté son poste de directeur général du Canadien dans la classe, lundi.

Le Tricolore a confirmé du même coup que Pierre Gauthier passe d'adjoint à DG « pour plusieurs années », a assuré le président, Pierre Boivin.

« Avec la fin de l'année du centenaire et la transition de la famille Gillett à la famille Molson, je savais qu'une personne dans ma position, à cinq ou six mois de la fin du contrat, amènerait des discussions. C'était à moi de faire la réflexion. Quand j'étais sûr de ma décision, j'ai parlé à Pierre (Boivin).

Dans ces circonstances, la trêve olympique des prochaines semaines représentait le moment idéal pour l'entrée en scène du successeur.

« La pause olympique sera une occasion pour Gauthier de prendre sa place, a admis Gainey. Avec la date limite des transactions après les Jeux, la personne qui a pris l'engagement à long terme avec l'organisation aura des décisions importantes à prendre. »

Les astres alignés, Gainey en a profité pour plier bagages. L'ancien capitaine ne souhaitait pas étirer son mandat jusqu'à la fin de la saison.

« Entre partir un peu plus tôt ou rester un peu plus longtemps, je préfère plus tôt que plus tard. J'ai fait de mon mieux, je passe le flambeau. »

Gainey restera au sein du Canadien à titre de conseiller spécial. Avec son sens de l'humour bien à lui, Gainey a mentionné qu'il aura « plus de temps libres pour apprendre à jouer du piano ».

Pourquoi Gauthier?

Aux yeux de Boivin, le choix de Gauthier comme homme de confiance allait de soi. La simple idée de regarder ailleurs qu'à Montréal lui a à peine effleuré l'esprit.

« On y a pensé, mais pas longtemps, a confié Boivin. La liste de gens qui peuvent être DG dans la LNH n'est pas longue. Il y a peu de gens dans le monde qui peuvent le faire. La plupart sont sous contrat. Quand on regarde les critères pour réussir dans ce marché, ce sont l'expérience, le bilinguisme et les bons résultats. »

Il n'a visiblement pas tordu un bras à Gauthier pour le convaincre d'accepter le poste.

« Travailler dans la LNH est un honneur, travailler comme directeur général est un honneur, travailler pour le Canadien est le plus grand honneur », a commenté Gauthier.

Avec la promotion de Gauthier, le Tricolore franchit une étape de plus vers une copie de l'ancienne édition des Sénateurs d'Ottawa.

Gauthier a été DG des Sénateurs de 1995 à 1998, à la même époque où Jacques Martin était entraîneur de la formation. Perry Pearn (entraîneur adjoint), Pierre Groulx (entraîneur des gardiens) et Trevor Timmins (directeur du recrutement et du développement des joueurs) étaient aussi avec les Sénateurs.

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Pierre Boivin et Pierre GauthierAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Pierre Boivin et Pierre Gauthier

Photo : La Presse canadienne / Graham Hughes

Les inévitables questions des gardiens et de Tomas Plekanec ont évidemment été soulevées en conférence de presse.

Interrogé sur le brûlant dossier des gardiens, Gauthier n'a pas parlé comme un DG prêt à procéder à une transaction.

« La position de gardien est une de nos grandes forces. Nous avons deux gardiens qui nous donnent une chance de gagner tous les soirs. C'est une force qu'on aimerait conserver d'ici la fin de la saison. Nous croyons que nous pouvons aller de l'avant avec ces deux jeunes. On ne peut jamais dire jamais, mais c'est une position forte où nous aimerions rester forts. »

Plus tôt cette saison, Gainey avait indiqué à ruefrontenac.com, le site Internet des journalistes en lock-out du Journal de Montréal, qu'il avait offert Jaroslav Halak à plusieurs équipes.

S'il n'en tient qu'à Gauthier, Plekanec, le meilleur marqueur du Canadien, ne testera pas le marché des joueurs autonomes le 1er juillet.

« Nous voulons garder Tomas à Montréal. Le processus évolue. »

Les premiers mois de Gauthier pourraient être jugés sur sa gestion du dossier Plekanec. Il y a deux ans, Gainey a été la cible de critiques pour avoir laissé filer Mark Streit, plutôt que de lui avoir fait signer un contrat plusieurs mois avant son accession à l'autonomie.

Gainey a d'ailleurs servi une première mise en garde à son dauphin...

« Il y a toujours ceux qui veulent juger mon travail. Ça arrive depuis six ans et ça va commencer demain avec Pierre. »

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