•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Harkat nie tout lien avec des terroristes

Mohamed Harkat

Mohamed Harkat au moment où il s'apprêtait à entrer dans la salle d'audience pour livrer son témoignage lundi matin.

Photo : La Presse canadienne / Sean Kilpatrick

Radio-Canada

L'homme d'origine algérienne soutient n'avoir jamais rencontré Ahmed Saïd Khadr lors de ses années passées au Pakistan, avant son arrivée au Canada. Ahmed Saïd Khadr, mort en 2003, aurait été un pilier d'Al-Qaïda.

L'Ottavien Mohamed Harkat, soupçonné d'activités terroristes, a témoigné lundi en Cour fédérale.

Interrogé par son avocat, l'homme d'origine algérienne est revenu sur ses activités politiques en Algérie, avant son entrée au Canada à titre de réfugié.

Mohamed Harkat a milité au début des années 1990 pour le Front islamique du salut (FIS). Il affirme que le groupe islamique armé (GIA) avait décidé de s'en prendre à tous les membres du FIS, ce qui l'a contraint à fuir.

Mohamed Harkat affirme qu'il s'agissait pour lui d'une question de vie ou de mort. Il a d'abord fui en Arabie saoudite, pour se rendre ensuite au Pakistan. Il nie y avoir travailler dans une maison servant de refuge pour des combattants afghans.

Il nie aussi y avoir connu le Canadien d'origine égyptienne Ahmed Saïd Khadr, membre haut placé d'Al-Qaïda décédé en 2003. Il l'a rencontré par la suite lors d'un voyage en voiture entre Ottawa et Toronto.

Le tribunal se penche depuis la fin janvier sur la validité du certificat de sécurité émis contre Mohamed Harkat en décembre 2002.

Les autorités canadiennes le soupçonnent d'être un agent dormant du réseau terroriste Al-Qaïda, ce que Harkat a toujours nié.