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Difficile de rembourser tout en épargnant

Étudiants de l'Université Laval

Étudiants de l'Université Laval

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2010 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Une étude de Statistique Canada confirme que s'endetter pour étudier a des répercussions financières à long terme pour les diplômés.

Selon une étude de Statistique Canada, s'endetter pour étudier a des répercussions financières à long terme pour les diplômés.

Une dizaine d'années après la fin de leurs études, les diplômés qui ont contracté des prêts étudiants ont moins d'économies et sont moins susceptibles d'être propriétaires d'une maison.

Au Canada, les frais de scolarité moyens des universités ont plus que doublé depuis 20 ans. Selon Lahouaria Yssaad, de Statistique Canada, cette augmentation se répercute sur le nombre d'étudiants qui ont emprunté pour leurs études.

« En 1995, 49 % des étudiants avaient des prêts pour financer leurs études. Cette proportion est passée à 57 % en 2005. »

Lahouaria Yssaad, Statistique Canada

La dette moyenne pour la durée des études aussi s'est accrue, passant de 15 000 $ à 19 000 $ au cours de la même décennie. Quant à la proportion d'emprunteurs qui devaient au moins 25 $ au moment de l'obtention de leur diplôme, elle est passée de 17 à 27 %.

Cet endettement a des conséquences financières à long terme, notamment sur l'épargne. Chez les diplômés postsecondaires âgés de 20 à 45 ans, les emprunteurs ont nettement moins d'épargne et de placements que les non-emprunteurs. Ils sont aussi moins nombreux à posséder une maison.

« C'est à dire que ceux qui avaient une dette d'étudiant étaient moins susceptibles d'être propriétaires de leur domicile », précise Mme Yssaad.

Malgré ces impacts négatifs, l'étude confirme que ces prêts sont un bon investissement puisque 81 % des étudiants diplômés se sont trouvé un travail à temps plein bien rémunéré, comparativement à 65 % de ceux qui n'ont pas obtenu leur diplôme.

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