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Des coopératives qui déplaisent

Les patients sont à l'étroit dans les locaux actuels de la coopérative.

Les patients sont à l'étroit dans les locaux actuels de la coopérative.

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2010 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le ministre de la Santé est en désaccord avec les frais exigés par les coopératives de santé, mais il refuse d'intervenir pour freiner cette pratique tant qu'elle est tolérée par la population.

Les frais annuels exigés par les coopératives de santé de l'Outaouais déplaisent au ministre de la Santé du Québec, Yves Bolduc. Celui-ci y voit une démarche contraire à la philosophie que souhaite implanter son ministère, mais il refuse toutefois d'intervenir pour freiner cette pratique, et ce, tant que la population la tolère.

Les coopératives de santé d'Aylmer et de Gatineau imposent des frais annuels de 100 $ à leurs membres. À Cantley, les frais annuels de la coopérative sont de 50 $. Les trois établissements estiment qu'ils n'ont pas le choix et qu'il s'agit d'une question de survie.

« Comment voulez-vous qu'on paye l'électricité, le personnel, les assurances, la bâtisse qu'on a, les loyers et l'entretien ? Les coopératives ne pourraient pas exister, à moins qu'on ait d'autres sources de rentabilité », explique Gilles Provost, président du conseil administration de la coopérative de santé de Gatineau.

Ces trois coopératives de santé acceptent des patients qui ne sont pas membres. Par contre, un membre peut avoir accès à une ligne prioritaire pour obtenir un rendez-vous avec un médecin, contrairement aux non-membres.

Ce sont ces privilèges réservés aux membres qui choquent le ministre Bolduc. Il estime qu'il ne devrait y avoir aucune différence entre les membres et les non-membres en ce qui a trait à l'accès aux soins de santé.

Toutefois, il ne veut pas mettre en péril la survie des coopératives. « La ligne est très mince entre ce qu'il faut faire pour essayer de limiter ça versus ne pas causer plus de problèmes. Pour le moment, c'est pour ça qu'on est en réflexion et qu'on ne voit pas de solution à court terme pour résoudre cela », soutient le ministre Bolduc.

Rien dans la loi ne permet de pénaliser des coopératives qui offrent des passe-droits à leurs membres. Le ministre Bolduc croit qu'il faut dénoncer cette pratique, mais il faudra un mouvement populaire pour faire bouger les choses. Jusqu'à présent, il est forcé de reconnaître qu'il ne sent pas cette pression populaire.

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