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Décompte amorcé

Radio-Canada

Bonjour à tous,

Je me suis remise dans le bain de la compétition le week-end dernier. Rien de bien sérieux, une petite compétition amicale, à l'aréna Maurice-Richard, avec les membres de l'équipe nationale senior qui ne vont pas aux Jeux, ceux de l'équipe de développement, ainsi que des Européens et cinq Sud-Coréens.

Généralement, je n'éprouve aucun plaisir à ce genre d'événement parce que j'ai besoin de pression pour bien performer. Par contre, cette fois, je me suis amusée même s'il me manquait une petite dose d'adrénaline pour compléter mes trois derniers tours.

Pas besoin de mentionner que ça commence vraiment à sentir les Jeux. Je ne voulais pas compter les jours pour ne pas devenir trop anxieuse, mais en janvier, j'ai commencé à faire le décompte. C'est beaucoup plus réel, plus palpable, il reste 23 jours avant l'ouverture des JO.

Tania Vicent

Tania Vicent

Photo : La Presse canadienne / Graham Hughes

Au mois d'août, lors des sélections olympiques, j'avais hâte. Mais je savais qu'il restait énormément de temps d'ici les Jeux et que la charge de travail pour se rendre à bon port était encore énorme. Maintenant, les Jeux sont à nos portes.

Récemment, nous avons eu une rencontre d'équipe où on nous a présenté notre horaire olympique. Les gars partent pour Calgary le 30 janvier. Nous, les filles, notre cycle d'entraînement se conclut le 29 janvier et nous sommes en congé les trois jours suivants.

On rejoindra les gars à Calgary le 2 février. Puis, on s'entraînera à l'ovale olympique jusqu'au 7, avant de gagner Vancouver.

On part tôt pour deux raisons: d'abord pour s'habituer à l'heure de l'Ouest, mais surtout, parce que le spectacle Harley Davidson se tient à l'aréna Maurice-Richard les 6 et 7 février.

Ainsi, au lieu de déménager pour quelques jours, dans un aréna qui n'est pas conforme aux normes olympiques, c'est-à-dire avec des bandes contre lesquelles on pourrait se blesser, on a préféré s'envoler pour Calgary.

À Vancouver, on patinera généralement deux fois par jour. La veille et le jour de nos compétitions, on va pouvoir s'entraîner à notre lieu de compétition, le Pacific Coliseum, l'ancien domicile des Canucks. Comme on partage le site de compétition avec le patinage artistique, les organisateurs ont également prévu un site d'entraînement à Killarney.

Qui dormira avec qui?

Les entraîneurs ont vraiment tout prévu, même nos disponibilités pour les médias sont inscrites dans l'horaire. Comme les Jeux se tiennent au Canada, c'est sûr que les demandes seront beaucoup plus nombreuses. Nous essaierons d'y répondre le plus possible, mais en même temps, c'est à la discrétion de l'athlète.

Les compétitions de courte piste étant étalées sur deux semaines, ça nous laisse quand même une certaine marge de manoeuvre. Les entraîneurs ont réservé la journée après nos compétitions pour les médias. Mais il ne faut quand même pas s'attendre à ce qu'on passe six heures à faire des entrevues.

Au village des athlètes, nous logerons dans des condos de trois chambres. Ce sera les cinq filles ensemble et les cinq gars ensemble. Là, il s'agit juste de savoir qui dormira seul dans sa chambre. Chez les gars, c'est certain que c'est Charles. C'est normal, c'est le meneur, c'est lui qui obtient les meilleurs résultats.

Nous, les filles, on change de cochambreuse à chaque compétition. Ce n'est pas toujours la même fille qui dort seule. On s'entend toutes très bien et on a demandé aux entraîneurs de procéder ainsi. On trouve que c'est bon pour l'esprit d'équipe. À Vancouver, on ne sait pas encore qui aura la chance de dormir seule. Moi, la doyenne, ou Kalyna (Roberge) qui participe à toutes les distances?

Tania Vicent

Tania Vicent

Photo : La Presse canadienne / CP PHOTO/Andrew Vaughan

Par contre, il y a des préférences qui s'installent, pas pour ce qui est des personnalités, mais pour les habitudes. Kalyna et Valérie (Maltais) sont frileuses et aiment dormir dans une chambre super chaude. Tout le contraire de Marianne
(St-Gelais) et de moi, qui préférons une chambre fraîche.

Dans le fond, aux Jeux, si on se trouve au condo, on passera plus de temps dans le salon qu'enfermées dans nos chambres. Ce n'est pas comme à l'hôtel où tu n'as pas le choix d'être dans ta chambre si tu veux te reposer.

Il reste seulement à régler la cérémonie d'ouverture. Toutes les filles patinent le 13 à cause du relais, de même que les gars qui participent au 500 m. Mais il est hors de question que je rate la cérémonie d'ouverture quand les Jeux se tiennent dans mon pays et qu'en plus ce sont mes derniers.

Mais, semble-t-il, le comité organisateur a prévu le coup et offrira un transport spécial pour les athlètes qui sont dans notre situation. Car c'est long une cérémonie d'ouverture. Le défilé des athlètes ne dure pas très longtemps, mais on doit parfois attendre 2 ou 3 heures, debout, avant d'entrer dans le stade.

Par surcroît, à Vancouver, les athlètes doivent rester encore debout pour le spectacle. Physiquement, quand tu as une compétition le lendemain, ce n'est pas génial.

Donc, l'idéal serait de pouvoir arriver à la dernière minute et repartir dès qu'on a présenté l'équipe canadienne qui, en l'occurrence, entrera en dernier puisque le Canada organise les JO. Et si nous n'avons pas de transport, eh bien, on marchera. Le village olympique n'est qu'à 15 minutes du stade. Ce n'est pas une petite marche qui va miner l'énergie des athlètes!

À bientôt.