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Survivre à la tragédie

Nicolas Mazellier a survécu au tremblement de terre en Haïti

Nicolas Mazellier a survécu au tremblement de terre en Haïti

Radio-Canada
| Mis à jour
Prenez note que cet article publié en 2010 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Un rescapé raconte les difficiles heures vécues sous les décombres de l'hôtel Montana et lance un appel à la générosité de la population afin de venir en aide aux victimes du séisme.

Un rescapé du tremblement de terre de la semaine dernière en Haïti demande à la population et aux gouvernements de se montrer généreux avec les victimes de la catastrophe. Nicolas Mazellier a vu la mort de près lorsque l'hôtel Montana où il était hébergé s'est effondré.

Ce résident de Stoneham dans la région de Québec, employé de l'ÉNAP, venait d'arriver à Port-au-Prince quelques minutes avant la catastrophe. Il a passé 17 heures sous les décombres de l'hôtel.

L'homme a pu être secouru et est maintenant soigné dans un hôpital de Québec pour des blessures mineures. Nicolas Mazellier raconte les moments terribles qu'il a vécus.

« Je me suis dit tout de suite que si l'hôtel était tombé, c'est que c'était un tremblement de terre majeur, que Port-au-Prince devait être dévastée, et puis je me suis demandé pourquoi j'étais pas mort », témoigne-t-il.

Nicolas Mazellier tente maintenant d'y trouver un sens. « C'est 17 heures incompréhensibles, mais si moi je les regarde maintenant avec les yeux de la foi, j'essaie de leur donner un sens et me dire que ça peut être quelque chose de très fort, un nouveau départ et ça doit être aussi pour moi le début d'un engagement envers Haïti. »

M. Mazellier espère que la population et les gouvernements continueront de se montrer généreux afin d'aider à rebâtir le pays.

La générosité au rendez-vous

La population répond d'ailleurs en grand nombre aux nombreux appels à la générosité. Plus d'une semaine après le violent tremblement de terre, la générosité du public ne s'essouffle pas. À la Croix-Rouge, les bénévoles font souvent des journées de plus de dix heures. Le bureau de Québec reçoit quotidiennement environ 30 000 $ en dons pour Haïti, ce qui ne comprend pas les dons en argent comptant ou en ligne.

L'inquiétude augmente encore

Par ailleurs, la deuxième secousse qui a touché Haïti tôt mercredi matin fait encore grimper l'inquiétude à Québec. Le président de l'Association haïtienne de Québec, Adrien Chavannes, souligne que plusieurs membres de la communauté attendent toujours des nouvelles de leurs proches qui demeurent en Haïti.

La réplique de magnitude 6,1 a été enregistrée tôt mercredi dans la région de Petit-Goâve, à 42 km au nord-ouest de la ville de Jacmel.

Dans la capitale, Port-au-Prince, cette nouvelle secousse a semé la peur dans la population déjà durement éprouvée.

Pour sa part, Raymond Simard, de Beauport, sait que sa femme est en vie à Port-au-Prince. Nicole Pierre-Louis a la jambe fracturée en plus d'être blessée à la tête. Elle est dans un hôpital de fortune et ne peut pas se rendre à l'ambassade canadienne.

Raymond Simard souhaite que les militaires aillent la chercher pour la rapatrier le plus rapidement possible.

Plusieurs Canadiens se trouvaient en Haïti lors du violent tremblement de terre de mardi. Deux travailleuses de l'ONU originaires de la région de Québec, Renée Carrier et Alexandra Duguay, y ont malheureusement trouvé la mort.

Pour leur part, deux webmestres de Services Québec, Anne Chabot et Anne Labelle, manquent toujours à l'appel. Les deux femmes s'étaient rendues en Haïti dans le cadre d'un projet conjoint avec l'ÉNAP.

Lors du tremblement de terre, sept employés de l'ÉNAP travaillaient à la modernisation de l'administration publique à Port-au-Prince.

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