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Le PQ fustige Pierre Duchesne

Le lieutenant-gouverneur Pierre Duchesne à la Citadelle de Québec, à l'occasion de son entrée en fonction, en 2007

Le lieutenant-gouverneur Pierre Duchesne à la Citadelle de Québec, à l'occasion de son entrée en fonction, en 2007

Photo : lieutenant-gouverneur.qc.ca

Radio-Canada

Le successeur de Lise Thibault estime que rien ne l'oblige à témoigner devant la commission parlementaire de l'administration publique pour répondre de son budget de fonctionnement, ce qui fait bondir le Parti québécois.

Le lieutenant-gouverneur du Québec, Pierre Duchesne, refuse de témoigner devant la commission de l'administration publique de l'Assemblée nationale qui voulait lui poser des questions sur son budget de fonctionnement.

Dans une lettre transmise le 15 janvier, le successeur de Lise Thibault a informé le secrétaire de la commission qu'il « ne sera ni présent, ni représenté » à la séance prévue le 4 février.

Son budget, dit-il, relève du Conseil exécutif, et c'est donc au gouvernement de le défendre.

La seule voie possible d'obliger le lieutenant-gouverneur à rendre compte [de ses dépenses] est l'adoption d'une loi spécifique à cette fin.

Extrait de la lettre de Pierre Duchesne

M. Duchesne avait accepté de se présenter à une audition antérieure de la commission, à l'automne 2008. Il avait cependant indiqué que sa comparution « ne [devait] pas servir de précédent ni constituer une renonciation aux privilèges reliés à [sa] fonction ».

Le Parti québécois outré

L'opposition y voit un refus de rendre des comptes. La missive du représentant de la Reine a fait sortir de ses gonds la députée péquiste Agnès Maltais, leader adjointe de l'opposition officielle. « C'est d'un ridicule consommé », a-t-elle réagi lors d'un point de presse, mardi, ajoutant qu'il invoquait une « prérogative royale ».

« Il existe une loi actuellement qui s'appelle la Loi sur l'Assemblée nationale, a-t-elle poursuivi. Cette loi dit que tout dirigeant d'organisme public doit comparaître devant la commission de l'administration publique à sa demande. [...] On n'a pas besoin d'une nouvelle loi pour monsieur. »

Qu'il le veuille ou non, a déclaré la députée de Taschereau, le lieutenant-gouverneur est responsable de sa gestion des fonds devant la population québécoise, qui assume la facture.

Ce n'est pas la reine d'Angleterre qui paie le salaire de Pierre Duchesne, ce sont les contribuables québécois. Alors, qu'il comparaisse devant les contribuables québécois, point final.

La députée péquiste Agnès Maltais

Grisé par ses fonctions monarchiques, M. Duchesne se croit dispensé de toute reddition de compte, comme l'était avant lui Lise Thibault, a lâché Mme Maltais.

« Il a suffi d'à peine deux ans pour que Monsieur le lieutenant-gouverneur, le très honorable Pierre Duchesne, décide que lui, maintenant, est au-dessus des lois et au-dessus des lois de l'Assemblée nationale. Cette comédie a assez duré », a-t-elle laissé tomber.

Le PQ demande à la commission de l'administration publique de prendre les moyens dont il dispose pour l'obliger à se présenter devant elle. La formation réclame la collaboration du Parti libéral, qui, avec ses 7 membres sur 12, est majoritaire au sein du comité.

Dans la section Foire aux questions du site web du lieutenant-gouverneur, on peut lire la réponse à la question « Est-ce que le lieutenant-gouverneur actuel rendra publiquement des comptes au sujet de ses dépenses liées à son Bureau? »

Dans une proposition qu'il a faite au premier ministre du Québec M. Jean Charest en juin 2007, l'honorable Pierre Duchesne a proposé de se présenter devant la commission parlementaire qui fera l'étude des crédits budgétaires du Bureau du lieutenant-gouverneur.

Extrait du site web du lieutenant-gouverneur
Avec les informations de La Presse canadienne