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Un rapport sévère

La Caisse populaire de Shippagan

La Caisse populaire de Shippagan (archives)

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2010 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le vérificateur général du Nouveau-Brunswick présente un rapport dans lequel il explique que la déroute de la Caisse populaire de Shippagan aurait pu être évitée ou minimisée.

Le vérificateur général du Nouveau-Brunswick, Micheal Ferguson, croit que la déroute financière de la Caisse populaire de Shippagan au début des années 2000 aurait pu être évitée ou au moins minimisée.

Michael Ferguson s'est surtout penché sur le processus de vérification qui a mené à la mise sous tutelle de la Caisse populaire de Shippagan en 2004. Cette mesure est survenue quelques années après qu'on ait signalé des irrégularités dans son mode de gestion et la faiblesse de son portefeuille de prêts commerciaux.

Le vérificateur général tient le bureau de direction, particulièrement l'ancien directeur général Bélonie Mallet, responsable de ces irrégularités. Selon M. Ferguson, les dirigeants de la Caisse populaire de Shippagan ont faussé des rapports et ils se sont accordé de généreux bonis pendant que l'établissement était en difficulté.

Le vérificateur général montre aussi du doigt le surintendant de l'agence de stabilisation des caisses populaires qui a tardé, selon lui, à ordonner la mise sous tutelle de Shippagan. Lorsqu'il a finalement agi, il n'avait pas l'autorité pour assurer une prise en main rapide, car la loi ne permettait pas une prise en charge pendant le processus d'appel.

Une intervention plus rapide aurait permis aux contribuables d'économiser 20 millions de dollars, estime Michael Ferguson.

Le titulaire de la Chaire des caisses populaires acadiennes en gestion des coopératives, André Leclerc, croit qu'il s'agit d'un très bon rapport. « Le rapport est très détaillé et je pense qu'il répond aux principales questions qu'on avait au sujet de la situation de la Caisse populaire de Shippagan », dit-il.

André Leclerc aime particulièrement le fait que le vérificateur identifie des responsables. « Il a mis en cause les principaux dirigeants de la caisse à l'époque. Donc, oui, le rapport va très loin dans l'identification des coupables », affirme M. Leclerc.

Le vérificateur général Michael Ferguson
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Le vérificateur général Michael Ferguson

Le vérificateur général propose six recommandations, dont celle de renforcer le pouvoir du surintendant des caisses populaires. Il recommande également que des règles plus sévères soient adoptées en ce qui concerne les vérifications lorsqu'on rapporte des difficultés.

Rappelons que le gouvernement du Nouveau-Brunswick a injecté 40,5 millions de dollars en 2007 dans le sauvetage de la Caisse populaire de Shippagan. Cet argent a aussi facilité le retour de cet établissement au sein de la Fédération des caisses populaires acadiennes.

Réaction du ministre de la Justice Bernard Leblanc

Le ministre de la Justice du Nouveau-Brunswick Bernard Leblanc va remettre entre les mains de la Gendarmerie royale du Canada le rapport du vérificateur général sur la Caisse populaire de Shippagan.

Selon Bernard Leblanc, ce n'est pas à lui qu'incombe la responsabilité de déterminer la validité d'une action judiciaire basée sur le contenu de ce rapport, qui est par ailleurs très incriminant pour les anciens hauts gestionnaires de cette institution financière.

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