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Pas de sitôt, le train de banlieue...

L'autoroute Bonaventure
L'autoroute Bonaventure Photo: Gracieuseté de la Société du Havre

Alors que l'Office de consultation publique de Montréal clôt ses audiences sur le réaménagement de l'autoroute Bonaventure, le débat sur l'instauration d'un train de banlieue reste entier.

Navette ferroviaire ou plus d'autobus?

La question est au coeur des discussions qui ont eu cours à l'Office de consultation publique de Montréal cette semaine. Elle touche le réaménagement de l'autoroute Bonaventure et, plus spécifiquement, les 20 000 banlieusards qui franchissent chaque jour la distance du centre-ville de Montréal.

Dans ce débat, l'Agence métropolitaine de transport (AMT) et la Société de transport de Longueuil (STL) font l'objet de vives critiques, relativement au sort qu'elles réservent à la petite rue Dalhousie.

En vertu de l'actuel projet de réaménagement, la rue Dalhousie dans le sud-ouest de Montréal deviendrait le passage obligé de centaines de bus.

La rue Dalhousie accueille déjà des autobus, mais serait encore plus sollicitée après la réfection de l'autoroute Bonaventure.

L'AMT aime bien l'idée d'un train, mais...

Le vice-président dela planification à l'AMT, Michel Veilleux, ne rejette pas l'idée d'une navette ferroviaire, mais il rappelle que le trafic ferroviaire sur le pont Victoria est déjà considérable.

Par conséquent, selon Michel Veilleux, la possibilité de recourir au train de banlieue ne peut qu'être complémentaire au transport par autobus : « La proposition de relier Laprairie et Brossard, par la voie ferroviaire du pont Victoria, présente des limites de capacité ».

Le temps, c'est de l'argent

De plus, ce trajet en train serait plus long de cinq minutes que celui en autobus. Ce trajet relie le stationnement Chevrier à Brossard au centre-ville montréalais.

Juste pour le RTL, l'augmentation de cinq minutes, de temps de parcours, aller et retour, donc deux minutes et demi dans une direction et deux minutes et demi dans l'autre représente deux millions de dollars par année, récurrents. Donc c'est beaucoup de sous.

Guy Martin directeur de la planification du Réseau de transport de Longueuil

Les partis d'opposition font leurs propositions

À l'Hôtel de Ville de Montréal, les partis Vision Montréal et Projet Montréal ont tous deux critiqué le projet présenté par la Ville et par la Société du Havre de Montréal. Lundi, la chef de Vision Montréal, Louise Harel, manifestait sa nette préférence pour une navette ferroviaire.

Du côté de Projet Montréal, on estime que le projet de réaménagement transformera l'autoroute Bonaventure en « corridor venteux et bruyant ».