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Pour une meilleure intégration

Un médecin mesure la tension artérielle d'un patient.

Un médecin mesure la tension artérielle d'un patient. (archives)

Radio-Canada

Québec adopte des mesures pour permettre aux médecins formés à l'étranger de s'adapter plus facilement au système de santé de la province. Une soixantaine de places en résidence, en médecine familiale et dans les spécialités de base leur seront réservées, entre autres.

Le gouvernement du Québec semble vouloir aller de l'avant dans le processus d'intégration des médecins formés à l'étranger, qui ont beaucoup de difficulté à se trouver un emploi au Québec en dépit de la pénurie aiguë de professionnels dans ce domaine.

Des mesures destinées à faciliter l'intégration de cette catégorie de médecins ont été annoncées vendredi par le ministre de la Santé et des Services sociaux, Yves Bolduc, conformément aux recommandations du groupe de travail constitué à cet effet.

Parmi ces mesures, Québec compte réserver 65 places en résidence, en médecine familiale et dans les spécialités de base pour ces diplômés de l'extérieur du Canada, des États-Unis et de la France. Une entente sur la mobilité des médecins entre le Québec et la France a déjà été signée en novembre 2009.

La résidence est un stage postdoctoral en milieu hospitalier. Cette formation est obligatoire pour obtenir le permis d'exercice au Canada. La durée du programme de résidence varie de deux à sept ans, selon la spécialité choisie.

Ce n'est pas tout, puisque les candidats qui ne seront pas retenus en résidence auront droit à une évaluation qui devrait leur permettre différents cheminements, en fonction des lacunes qui auront été observées auprès d'eux. Ce système d'évaluation des compétences sera administré par un organisme indépendant.

Ainsi, selon l'évaluation, un médecin diplômé à l'étranger pourrait bénéficier d'un stage de mise à niveau de six mois.

Un autre stage d'acclimatation sera aussi offert aux candidats admis en résidence, mais qui ont besoin de mieux connaître la pratique médicale dans le réseau de santé québécois.

Les personnes qui ne seront pas retenues dans l'une ou l'autre de ces mesures d'intégration se verront tout simplement conseiller une réorientation de carrière.

Le ministre Bolduc a indiqué que ce processus permettra d'accélérer le traitement des dossiers, dont la lenteur est dénoncée depuis des années.

Avec les informations de La Presse canadienne