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Un ex-militaire chinois à la tête du Tibet

Des émeutes avaient secoué Lhassa en 2008.

Des émeutes avaient secoué Lhassa, capitale du Tibet, en mars 2008.

Photo : AFP/Archives / STR

Radio-Canada

La Chine nomme un ancien militaire nouveau gouverneur du Tibet, confirmant ainsi la ligne dure adoptée par Pékin depuis les émeutes antichinoises de 2008.

Les autorités chinoises ont nommé vendredi un ancien militaire au poste de gouverneur du Tibet.

Padma Choling, qui a servi 17 ans dans l'armée chinoise, devient ainsi le plus important responsable d'origine tibétaine dans le gouvernement régional.

« La stabilité est de la plus haute importance, a-t-il déclaré, selon Chine Nouvelle. Nous nous opposerons fermement à toute tentative de sécession, nous garantirons l'unité nationale et la sécurité et nous maintiendrons la cohésion entre les différents groupes ethniques du Tibet », a promis le successeur de Qiangba Puncog.

Selon les observateurs, ce choix confirme la ligne dure adoptée par Pékin, deux ans après le plus important soulèvement de la dernière décennie contre la présence chinoise dans la région himalayenne.

« Nommer un ancien officier à la tête du Tibet indique que la Chine perçoit désormais le Tibet sous l'angle du contrôle militaire », estime Robbie Barnett, professeur d'études tibétaines à l'Université Columbia de New York.

En mars 2008, des manifestations avaient dégénéré à Lhassa, la capitale de la région autonome du Tibet, et dans d'autres régions à majorité tibétaine, faisant 21 morts selon Pékin et plus de 200 selon le gouvernement tibétain en exil.

Au moins 5700 personnes avaient aussi été arrêtées, selon le gouvernement chinois, et de nombreux bonzes bouddhistes avaient été emprisonnés.

Avec les informations de Agence France-Presse, et Associated Press