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Le comité Saint-Jean-Baptiste fait sa proposition

Façade restante de l'église Saint-Vincent-de-Paul

Façade restante de l'église Saint-Vincent-de-Paul

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2010 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Les résidents du quartier Saint-Jean-Baptiste qui se mobilisent contre le projet d'hôtel dans la côte d'Abraham souhaitent la construction d'un édifice de 50 à 75 logements.

Les résidents du quartier Saint-Jean-Baptiste continuent de s'opposer au projet d'hôtel dans la côte d'Abraham. La Ville de Québec et le ministère de la Culture ont autorisé le promoteur Jacques Robitaille à construire un hôtel à l'endroit où se trouve actuellement la façade de l'église Saint-Vincent-de-Paul.

Les citoyens, qui critiquent vertement le projet d'hôtel Boréal de 300 chambres, reprochent à l'administration Labeaume d'ignorer l'opinion des résidents du secteur.

Ils lui reprochent aussi de ne pas respecter ses engagements électoraux. Durant la dernière campagne électorale, la possibilité d'exproprier le promoteur pour récupérer le terrain avait été évoquée par la candidate de l'équipe Labeaume Line-Sylvie Perron.

Le comité populaire Saint-Jean-Baptiste craint qu'avec ce projet d'hôtel, Québec perde son statut de ville du patrimoine mondial de l'UNESCO.

Le comité fait sa propre proposition. Il souhaite la construction d'un édifice de 50 à 75 logements qui inclurait des espaces verts et publics. « Notre projet, on considère qu'il est un apport à cette vie culturelle là et à la vie de quartier », soutient Marc Boutin qui a élaboré le croquis.

Mathieu Houle-Courcelles, porte-parole du Comité populaire Saint-Jean-Baptiste, rappelle par ailleurs que le comité souhaite une consultation publique sur le projet. « On lance un défi à la Ville, à monsieur le maire, mais aussi au promoteur Jacques Robitaille. Venez débattre avec nous, venez débattre aussi avec les citoyens qui ont le goût de se faire entendre et qui ont des idées là-dessus », fait-il valoir.

Le promoteur Jacques Robitaille n'a pas émis de commentaire. La Ville, pour sa part, rétorque que M. Robitaille est propriétaire du terrain et est autorisé à aller de l'avant avec son projet. Quant à une éventuelle expropriation, la Ville pourrait être poursuivie devant les tribunaux si elle procédait de la sorte. Les procédures pourraient s'avérer longues et coûteuses pour les contribuables.

Les citoyens, pour leur part, comptent organiser une manifestation festive dans les prochains jours.

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