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Une couverture d'abord sur le web

Radio-Canada

Les internautes se sont rapidement regroupés sur Twitter, Facebook, YouTube, Flickr et autres pour fournir de l'information de première main depuis la région sinistrée.

L'important séisme qui a secoué Haïti mardi montre une fois de plus que les réseaux sociaux sur Internet jouent un rôle de premier plan dans l'information, de sa cueillette jusqu'à sa diffusion, lors de catastrophes naturelles.

Quelques minutes à peine après que la terre a tremblé à 15 km de Port-au-Prince, les principaux réseaux sociaux étaient déjà inondés de messages. D'abord pour relayer l'information des grands médias sur le séisme, mais aussi pour fournir rapidement de l'information de première main depuis la région sinistrée.

Avant que les médias traditionnels ne soient en mesure de diffuser les premières images, plus de quatre heures après le séisme, des Haïtiens envoyaient déjà des images prises avec leur téléphone portable ou leur caméra personnelle.

Les réseaux sociaux ont tourné à plein régime, notamment Twitter (Nouvelle fenêtre), Facebook, Flickr (Nouvelle fenêtre) et YouTube (Nouvelle fenêtre).

Aperçu de l'importance du mot-clé « Haïti » sur Twitter mardi soirAperçu de l'importance du mot-clé « Haïti » sur Twitter mardi soir Photo : Trendistic

Les dons en ligne très populaires

Vendredi, la Croix-Rouge canadienne a recueilli plus de 15 millions de dollars, dont environ 85 % par le biais de son site Internet.

Quelques heures seulement après le séisme, un photographe professionnel, Daniel Morel, a publié plusieurs photos à partir de son compte Twitter.

De son côté, le journaliste haïtien Carel Pedre a diffusé plusieurs messages, tout comme Frederic Dupoux, un étudiant en France d'origine haïtienne qui était à Port-au-Prince le 12 janvier.

Troy Livesay, un coopérant religieux présent en Haïti, continue aussi de mettre à jour son compte Twitter et son blogue.

Plusieurs personnes ont aussi relayé des informations, la plupart du temps à distance. Le chanteur d'origine haïtienne Wyclef Jean a aussi multiplié les appels depuis son compte.

Quant à l'US Geological Survey, organisme américain de surveillance des tremblements de terre, il a mis sur pied un système de veille des messages Twitter pour détecter des tremblements de terre. Il s'agit toutefois d'un projet de recherche et l'alerte a été manuelle pour le séisme en Haïti.

Les médias sur le fil

Pour avoir le portrait le plus complet de la situation sur le terrain, les médias traditionnels font non seulement appel à leurs correspondants, mais aussi aux internautes, entre autres en créant des listes sur Twitter. Le New York Times, le Los Angeles Times, CNN ou encore la radio publique NPR ont tous recensés des utilisateurs de Twitter évoquant le sujet.

De nombreux médias sollicitent aussi les témoignages de leurs internautes, comme c'est le cas à Radio-Canada.

Prudence sur l'origine de l'information

La photo de National Geographic prise au Japon, en 2004, et présentée comme une image de la catastrophe en HaïtiUne photo de National Geographic prise au Japon, en 2004, a été présentée comme une image de la catastrophe en Haïti. Photo : Flickr

Il faut néanmoins rester prudent quant à l'origine de toute l'information qui circule sur la toile. Comme les communications étaient pratiquement inexistantes avec Haïti dans les premières heures après le séisme, il apparaît en effet surréaliste que certains parviennent à envoyer autant d'images aussi rapidement.

Une photo de National Geographic prise lors d'un tremblement de terre au Japon, en 2004, a d'ailleurs été présentée pendant quelques heures sur Twitter et Flickr comme étant une image de la catastrophe en Haïti.

Mais là encore, la force du grand nombre de personnes qui suivent les événements sur le web permet, plus ou moins rapidement, d'éliminer les fausses informations.