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Des procès difficiles à gérer

Avocats au palais de justice

Avocats au palais de justice

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2010 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Les tribunaux tentent de fixer la date des procès des 133 accusés arrêtés lors de l'opération SharQc contre les Hells Angels, en avril 2009. Mais l'organisation des mégaprocès à venir s'annonce compliquée.

Cent trente-trois accusés, arrêtés lors de l'opération SharQc en avril 2009, ont comparu lundi devant le juge André Vincent, dans le cadre d'une conférence de gestion pour discuter des défis logistiques que posent leurs procès.

L'envergure de cette affaire s'annonce sans précédent au Québec. L'opération SharQc représente d'ailleurs la plus vaste rafle policière dans les annales judiciaires au Canada.

La Couronne veut tenir une première série de procès à partir de septembre 2010, une deuxième en novembre de la même année et une troisième en janvier 2011. Les avocats de la défense craignent pour leur part que l'affaire soit ingérable. Ils affirment toutefois vouloir procéder rapidement, puisque les prévenus sont déjà incarcérés.

«  Il faut que chaque accusé ne soit pas détenu indûment parce qu'on n'est pas capable de faire son procès, parce qu'il n'y a pas assez de juges, parce qu'il n'y a pas assez de salles, parce que les témoins ne peuvent pas être à trois places en même temps. »

— Une citation de  Marc Labelle, avocat de la défense

Les avocats de la défense se plaignant de la lourdeur de la preuve, la Couronne s'est engagée à soumettre des cahiers de preuves pour chacun des accusés d'ici à la prochaine comparution, le 23 avril. Les accusés pourront ensuite choisir s'ils veulent subir leur procès devant un jury ou devant un juge, seul.

Des policiers de la SQ gardent le terrain du repaire des Hells de Sorel-TracyAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Photo : La Presse canadienne / Alain Roberge

La Couronne constituera des groupes d'accusés en fonction de leur décision. Elle pourrait, par exemple, regrouper ensemble les accusés de complot de meurtre, les accusés de trafic de drogue et de gangstérisme, et créer un autre groupe où les accusations seraient mixtes.

Madeleine Giauque, la procureure-chef au dossier, a expliqué que la poursuite envisage des mégaprocès pouvant aller jusqu'à 65 coaccusés, ce qui représente le nombre maximal de places dans le box des accusés de la salle principale du centre judiciaire Gouin.

La préparation des procès à venir rappelle la complexité des mégaprocès tenus contre les Hells Angels au printemps 2001. Or, à ce moment-là, la majorité des accusés avaient plaidé coupables avant leurs procès, parce qu'ils faisaient face à des accusations moins graves que celles en cause aujourd'hui.

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