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Vive opposition au projet de réaménagement

Le projet de réaménagement de l'autoroute Bonaventure
Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2010 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

À Montréal, à quelques jours de la reprise d'audiences publiques sur l'avenir de l'autoroute Bonaventure, le Conseil d'arrondissement du Sud-Ouest confirme son opposition au projet de réaménagement préconisé par l'administration Tremblay.

Tous n'envisagent pas de la même manière la façon dont l'autoroute Bonaventure devrait être réaménagée. L'administration du maire Gérald Tremblay avait annoncé en juin dernier de quelle façon elle entendait refaire l'autoroute.

Jeudi, le Conseil de l'arrondissement du Sud-Ouest, sur le territoire duquel serait élaboré ce projet, a adopté un mémoire dans lequel il fait part de son opposition à l'administration Tremblay.

Le Conseil d'arrondissement du Sud-Ouest de Montréal tenait d'ailleurs une séance extraordinaire à ce propos.

Ce Conseil d'arrondissement est composé d'élus qui sont dans l'opposition à l'Hôtel de Ville. Le maire de l'arrondissement du Sud-Ouest est Benoît Dorais, du parti dirigé par Louise Harel, Vision Montréal. Benoît Dorais fait valoir que des centaines de personnes sont en voie de s'installer dans l'ancienne usine Lowney's, dans le secteur Griffintown.

Ces nouveaux propriétaires d'habitations désapprouvent l'idée que plus d'autobus devront passer sur la petite rue Dalhousie.

Environ 350 autobus circulent déjà dans le secteur. En vertu du projet, plus d'un millier d'autobus y circuleraient, transportant vers le centre-ville de Montréal les usagers en provenance de la Rive-Sud.

Pour accroître encore davantage la circulation d'autobus, le projet prévoit d'ouvrir en plusieurs endroits un viaduc sur lequel passent déjà des trains du Canadien National.

Pour Benoît Dorais, le coût de l'entreprise, soit 118 millions de dollars, est nettement trop élevé.

« Le projet dans son ensemble coûterait 142 millions de dollars, affirme Benoît Dorais. On voit bien que ça ne fonctionne pas, c'est beaucoup trop cher! »

Les opposants au projet de réaménagement aimeraient mieux que la Ville jette son dévolu sur un scénario de train léger, c'est-à-dire un Service léger sur rails (SLR) qui permettrait aux résidents de la Rive-Sud de se rendre au centre-ville, en passant par le pont Champlain. Il va sans dire que ce scénario entraînerait de nombreux et coûteux travaux au pont Champlain...

Une petite rue trop achalandée

Louise Harel, du parti Vision Montréal, avait qualifié « d'odieux » cet aspect du plan de réaménagement qui transformerait la vocation de la petite rue Dalhousie en véritable couloir pour les bus.

À son tour, Steeve Lemay, candidat défait du parti Projet Montréal aux dernières élections municipales, entend faire pression pour que la rue Dalhousie ne subisse pas pareil assaut.

Présentement, les bus sont à la queue leu leu, parce que le 1000 de la Gauchetière n'est pas suffisamment grand pour les accueillir. Imaginez quatre fois plus d'autobus, ça va bloquer. Ce ne sera pas un corridor d'autobus, mais une ligne d'autobus dans notre quartier.

Une citation de :Steeve Lemay, citoyen à la tête d'un mouvement d'opposition au projet de réaménagement de l'autoroute Bonaventure

Steeve Lemay parle au nom de centaines de propriétaires de condominiums qui s'opposent au passage d'autobus, à proximité de leur domicile.

Il est par ailleurs prévu qu'une portion de l'autoroute Bonaventure soit transformée en artère urbaine.

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