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Refus présidentiel de rembourser Londres et Amsterdam

Le président islandais Olafur Ragnar Grimsson

Le président islandais Olafur Ragnar Grimsson

Photo : AFP / Halldor Kolbeins

Radio-Canada

Olafur Ragnar Grimsson oppose son veto à une loi du Parlement pour rembourser le Royaume-Uni et les Pays-Bas après la faillite de la banque islandaise Icesave.

Le président islandais refuse de promulguer une loi pour le remboursement de 5,7 milliards de dollars au Royaume-Uni et aux Pays-Bas.

Ces deux derniers pays ont remboursé leurs citoyens qui avaient perdu leurs épargnes dans la faillite de la banque islandaise Icesave, survenue en 2008. Selon le texte adopté le mois dernier par le Parlement islandais, Londres aurait reçu plus de 3,7 milliards et Amsterdam plus de 1,9 milliard.

Le président, Olafur Ragnar Grimsson, a opposé son veto après avoir reçu une pétition signée par environ un quart des 320 000 Islandais.

Un tel refus n'est arrivé qu'une seule fois auparavant depuis la création de la république islandaise en 1944. Cette décision entraîne la convocation d'un référendum, sauf si le gouvernement renonce à cette loi.

Attentisme de part et d'autre

« Malgré la décision du président, le gouvernement islandais reste pleinement attaché au respect des accords de prêt bilatéraux », a déclaré la première ministre, Johanna Sigurdardottir, devant cette décision. Mme Sigurdardottir a été élue en avril dernier, dans un contexte de crise.

Du côté des Pays-Bas, le ministre des Finances s'est déclaré « très déçu ». À Londres, le gouvernement a dit vouloir entreprendre des discussions avec Reykjavik.

Quant au Fonds monétaire international (FMI), il a souhaité un règlement rapide de cette question. Le FMI a prévu de débloquer 4,6 milliards pour aider Reykjavik, sans toutefois avoir fixé comme condition le remboursement de la faillite d'Icesave.

L'agence de notation Fitch a quant à elle abaissé la cote de crédit du pays de BBB- à BB+. Et de citer « une nouvelle vague d'incertitude politique, économique et financière ».

L'adhésion à l'Union européenne dans la ligne de mire

Le projet de loi avait suscité de vifs débats au Parlement, plusieurs y voyant le moyen d'augmenter les chances de l'Islande d'entrer dans l'Union européenne. Des négociations officielles pour ce faire se sont ouvertes le mois dernier.

L'idée de se joindre à l'Union européenne a rallié de nombreuses personnes après la crise financière qui a secoué l'île, notamment pour adopter l'euro comme monnaie.

Le projet de loi liait les remboursements à la croissance économique, à partir de 2016. L'Islande aurait aussi pu contester en justice ses obligations de paiement. Mais nombre de contribuables refusent de payer la note des banques. Si la loi était adoptée, les Islandais verraient leur dette augmenter de 18 000 $ par habitant, soit 40 % du PIB.

L'Islande a frôlé la faillite lorsque son système bancaire s'est effondré. Le recul de l'économie devrait se chiffrer à 8 % en 2009 et ne retrouver la croissance qu'en 2011.

Avec les informations de Associated Press, et Reuters

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