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Jour noir pour le Canada

Michelle Lang à Kandahar le 12 décembre 2009
Michelle Lang à Kandahar le 12 décembre 2009 Photo: La Presse canadienne / Colin Perkel
Radio-Canada

Quatre militaires et la journaliste Michelle Lang meurent dans l'explosion d'une bombe artisanale au passage de leur convoi à Kandahar. Quatre autres militaires et un civil sont aussi blessés.

C'est une journée sombre pour le Canada. Quatre militaires et une journaliste ont été tués, mercredi, dans l'explosion d'une bombe artisanale au passage de leur convoi à Kandahar, en Afghanistan.

Les Forces canadiennes ont précisé que quatre militaires et un civil canadiens ont aussi été blessés lors de l'explosion, survenue lors d'une patrouille de sécurité à 4 km au sud de Kandahar, vers 16 h, heure locale.

L'identité des militaires tués n'a pas encore été dévoilée, car leurs familles n'ont pas encore toutes été averties.

La journaliste tuée est Michelle Lang, 34 ans, qui travaillait pour le Calgary Herald. Elle est la première journaliste canadienne à mourir en Afghanistan depuis le début de la mission, en 2002.

Elle était arrivée en Afghanistan le 11 décembre pour le service des nouvelles de Canwest. Cette journaliste originaire de Vancouver, qui était spécialisée dans le domaine de la santé, en était à sa première affectation dans ce pays.

Sa mort a créé un choc pour ceux et celles qui la connaissaient et qui l'appréciaient autant pour sa gentillesse que sa compétence. « Elle abordait toujours les choses avec justesse, précision et profondeur », a déclaré le rédacteur en chef du Calgary Herald, Lorne Motley.

Dans son billet de septembre 2009 intitulé Les risques du métier, Jean-François Bélanger rendait compte des dangers auxquels sont confrontés les journalistes envoyés en Afghanistan. Aussi, le reportage que Patrice Roy et Charles Dubois tournaient, le 22 août 2007, quand le véhicule dans lequel ils se trouvaient a roulé sur un engin explosif improvisé.

Le premier ministre Stephen Harper a adressé ses condoléances aux familles des cinq victimes. Les soldats canadiens, a-t-il dit, « ont péri alors qu'ils cherchaient à aider les Afghans à construire un avenir meilleur » et s'attachaient « à promouvoir les valeurs canadiennes ».

Il a appelé à « ne pas oublier » les journalistes qui risquent leur vie « en reportage aux côtés des hommes et des femmes des Forces canadiennes dans une des régions les plus dangereuses du monde ».

Les cinq morts de mercredi constituent la plus importante perte en vies humaines canadiennes en une seule journée depuis le 4 juillet 2007, où six militaires avaient été tués.

Ces morts portent à 138 le nombre de militaires canadiens tués en Afghanistan depuis le début de la mission en 2002. Deux travailleurs humanitaires, un diplomate et maintenant une journaliste ont aussi perdu la vie.

Toujours mercredi, huit agents américains de la CIA ont été tués dans un attentat-suicide perpétré dans le sud-est du pays. Les deux attaques ont été revendiquées jeudi par les talibans.