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Exécution d'un Britannique

Akmal Shaikh (archives)

Akmal Shaikh (archives)

Photo : La Presse canadienne / Luis Belmonte Diaz-ONG Reprieve

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2009 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Condamné pour trafic de drogue, le Britannique Akmal Shaikh est finalement exécuté à Urumqi, malgré des appels à la clémence de ses proches et du gouvernement britannique, qui plaidaient l'aliénation mentale.

La Chine a finalement procédé, mardi, à la première exécution d'un Européen sur son sol en près de 60 ans.

La mort du ressortissant britannique Akmal Shaikh, 53 ans, a été confirmée tant par Londres que par les autorités de la province de Xinjiang. Selon l'agence Chine Nouvelle, il a été tué par injection létale à Urumqi.

Le premier ministre britannique Gordon Brown, qui avait lui-même appelé son homologue chinois Wen Jiabao pour demander la clémence de Pékin, a condamné « dans les termes les plus vifs » cette exécution. « Je suis consterné et déçu que les appels persistants à la clémence n'aient pas été entendus. Je suis particulièrement préoccupé par le fait qu'aucune expertise de [son] état mental n'a été réalisée », a déclaré M. Brown.

Le ministère britannique des Affaires étrangères a d'ailleurs convoqué l'ambassadrice de Chine à Londres pour explications.

La famille et les proches du condamné avançaient que M. Shaikh souffrait probablement d'une maladie mentale, et avaient demandé aux autorités chinoises de renoncer à l'exécution. Dans une déclaration suivant l'annonce de son exécution, la famille a exprimé son chagrin face au manque de flexibilité de la Chine, tout en remerciant les gens qui avaient appuyé Akmal Shaikh sur le site de réseautage Facebook.

L'avocat du Britannique d'origine pakistanaise, qui déplore de n'avoir pu rencontrer son client malgré des demandes au juge responsable et à la prison, affirme que la Cour suprême n'a jamais demandé une évaluation de la santé mentale d'Akmal Shaikh.

La porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, Jiang Yu, a rétorqué que Pékin avait respecté les droits de recours de l'accusé. « Nous exprimons notre fort mécontentement et nous opposons aux accusations britanniques », a déclaré Mme Jiang.

Pas au courant de son exécution

Le cousin de M. Shaikh avait indiqué que le détenu n'était pas au courant qu'il allait être exécuté avant d'en être informé par ses cousins lors d'une visite. « Nous avons fortement l'impression qu'il n'a pas toute sa raison et qu'il a besoin de médicaments », avait-il déclaré.

Akmal Shaikh a été condamné à la peine capitale à l'issue d'un procès expéditif en octobre 2008. Tous ses appels ont été rejetés. Il était accusé d'avoir transporté une valise contenant près de quatre kilos d'héroïne à Urumqi en 2007.

Il avait été arrêté alors qu'il prenait un avion depuis le Tadjikistan. Sa famille pense que ce petit commerçant londonien a été manipulé et attiré en Chine par deux hommes qui lui avaient promis de lancer sa carrière dans la musique.

Avec les informations de Associated Press, et Agence France-Presse

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