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Un social-démocrate contre un indépendant

Un bureau de vote en Croatie

Un bureau de vote en Croatie

Photo : AFP / ELVIS BARUKCIC

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2009 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Selon des sondages tenus à la sortie des bureaux de vote, Ivo Josipovic, du Parti social-démocrate, est arrivé en tête des élections et devrait affronter au second tour le maire de Zagreb, Milan Bandic, un indépendant populiste.

Les Croates se sont rendus aux urnes dimanche pour le premier tour de l'élection présidentielle. Selon des sondages dévoilés par la télévision, et cités par l'AFP, Andrija Hebrang, le candidat du parti conservateur qui est la formation au pouvoir, a été éliminé.

Le meneur est le candidat social-démocrate Ivo Josipovic. Il a obtenu 32,7 % des voix et est suivi de loin par le maire de Zagreb, Milan Bandic, un indépendant populiste qui a recueilli 14,1 % des suffrages.

Toutefois, ces sondages ne tiennent pas compte du vote de la diaspora. Il représente 400 000 des quelque 4,4 millions d'électeurs inscrits.

Certains analystes ont estimé que la présence de Milan Bandic au second tour de scrutin n'est pas assurée. En effet, ce n'est pas avant un décompte des voix de la diaspora qu'elle sera confirmée. L'écart qui sépare cet indépendant du candidat conservateur Andrija Hebrang est mince. Or, les analystes rappellent que les Croates de l'étranger votent habituellement pour les conservateurs.

Selon la Commission électorale centrale, le taux de participation était de 33,87 %, trois heures avant la fin du vote. À la même heure au premier tour du précédent scrutin, en janvier 2005, il était de 41 %.

Âgé de 52 ans, Ivo Josipovic est un expert en droit pénal international membre du Parti social-démocrate. Décrit par des analystes comme un candidat possédant une biographie exempte d'affaires de corruption, ses détracteurs lui reprochent notamment son manque d'expérience politique.

Pour sa part, Milan Bandic, 54 ans, est maire de Zagreb depuis 2000. Il a été exclu du Parti social-démocrate après avoir présenté sa candidature en tant qu'indépendant. La presse l'a accusé d'implication dans des affaires de corruption. Toutefois, il n'a jamais eu de démêlés avec la justice pour de tels faits.

Stipe Mesic est le président sortant qui a dirigé la Croatie depuis 2000. En 2009, il a intégré le pays dans l'OTAN. Il ne pouvait pas se représenter parce que la Constitution limite à deux les mandats d'un chef d'État, chacun étant de cinq ans.

En Croatie, le président partage les pouvoirs avec le gouvernement. Commandant suprême des forces armées, le chef de l'État a notamment des attributions en matière de politique extérieure et dans la nomination des dirigeants des services de renseignement.

Les deux candidats devront s'affronter lors d'un second tour le 10 janvier prochain. Le nouveau président aura notamment pour mission d'intégrer la Croatie à l'Union européenne avant 2012. Il s'agit d'un défi de taille puisque le pays est en proie à une grave crise économique et à une corruption de haut niveau.

Avec les informations de Agence France-Presse

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