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Manifestations en Iran

Affrontement entre des opposants et les forces de l'ordre

Photo : AFP

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2009 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Au moins cinq manifestants ont perdu la vie à Téhéran et à Tabriz lors d'affrontements avec la police et des milices proches du pouvoir, dont un neveu du chef réformiste Mir Hossein Moussavi.

Au moins cinq manifestants ont été tués dimanche à Téhéran et à Tabriz, au nord-ouest du pays, lors de heurts entre opposants réformistes et forces de l'ordre, rapportent des sites Internet de l'opposition, Rahesabz et Jaras.

Des affrontements ont aussi été signalés par ces mêmes sites à Ispahan et Nafajabad.

Samedi, de premières échauffourées avaient eu lieu à Téhéran, à l'occasion des commémorations de Tassoua et de l'Achoura.

Dans la capitale, où des dizaines de milliers de protestataires avaient envahi les lieux en début de journée, les manifestations se poursuivaient à la tombée de la nuit.

Les policiers ont affronté les manifestants à coup de gaz lacrymogène et de matraque, ceux-ci répliquant par des jets de pierres, selon des témoignages recueillis par l'AFP. Ils étaient appuyés par des membres des bassidjis, une milice au service du président Mahmoud Ahmadinejad.

Une des victimes dans la capitale est un neveu du chef de l'opposition, le réformiste Mir Hossein Moussavi, selon un des proches conseillers de ce dernier. Sa mort a aussi été annoncée par un site réformateur, Parlemannews.ir.

Par ailleurs, le site Jaras affirme que des policiers iraniens ont refusé dimanche d'ouvrir le feu sur des manifestants réformistes, malgré les ordres de leurs commandants.

Après un premier démenti émanant de la police de Téhéran, la télévision officielle a reconnu que les heurts avaient fait quatre morts, dont le neveu du leader de l'opposition. Elle attribue cependant ces décès à des « agresseurs inconnus ».

La police a par la suite reconnu qu'il y avait eu des morts, tout en affirmant n'en être aucunement responsable.

Une [des victimes] a été tuée en tombant d'un pont, deux autres dans un accident de voiture, et une a été tuée par balle. Comme la police n'a pas utilisé d'armes à feu [ce décès] est suspect et une enquête est en cours », a soutenu le chef adjoint de la police iranienne, Ahmad Reza Radan.

Des partisans du régime se sont aussi rassemblés par milliers dans les rues pour scandé des slogans favorables au guide suprême de la Révolution islamique, l'ayatollah Ali Khamenei, toujours selon les témoignages de l'AFP.

Ces informations ne peuvent être vérifiées auprès de sources indépendantes, car les journalistes travaillant pour des médias étrangers ne peuvent couvrir les manifestations de l'opposition.

L'opposition, qui accuse le pouvoir de fraude massive lors de l'élection de juin, avait appelé à de nouvelles manifestations en marge des commémorations de Tassoua et de l'Achoura, deux importantes journées de deuil religieux pour les chiites.

Les autorités avaient averti qu'elles réprimeraient tout rassemblement de l'opposition qui pourrait coïncider avec l'Achoura.

C'est la première fois que les sites réformateurs font état de manifestants tués depuis les affrontements consécutifs à la réélection d'Ahmadinejad au mois de juin. L'opposition affirme que 70 personnes ont alors été tuées, le double de ce que les autorités concèdent.

Une réélection contestée

Trente ans après la Révolution islamique de 1979, les élections présidentielles du 12 juin s'annonçaient comme le premier jalon sur la route d'une éventuelle réconciliation entre l'Iran et l'Occident. Or, l'annonce de la réélection du chef du gouvernement de la République islamique, Mahmoud Ahmadinejad, a provoqué un important mouvement de contestation populaire.

Avec les informations de Agence France-Presse, Associated Press, Reuters, Agence France-Presse, Associated Press, et Reuters

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