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Le casse-tête des départs à la retraite

Fonctionnaires

La présidente du Conseil du Trésor se demande si la politique de ne remplacer qu'un fonctionnaire sur deux est réaliste, considérant que plus de 25 % d'entre eux partiront à la retraite d'ici cinq ans.

Depuis 2003, le gouvernement Charest a réduit la taille de l'État d'environ 6 %. Afin de poursuivre cette réduction, le gouvernement n'entend remplacer qu'un départ à la retraite sur deux.

Mais comme plus de 15 000 fonctionnaires prendront leur retraite d'ici 5 ans, soit plus de 25 % des effectifs, la présidente du Conseil du Trésor se demande si cette manière de procéder est bien réaliste.

« Je suis en réflexion actuellement par rapport à cette politique et nous pourrons soumettre, travailler avec les syndicats pour voir comment on pourrait faire autrement », dit Monique Gagnon-Tremblay.

Déjà, le ministère des Transports n'est plus tenu de respecter la règle de ne remplacer qu'un fonctionnaire sur deux. Les chantiers se multiplient et le personnel ne suffit plus à la tâche. Le ministère dit vouloir aussi éviter de perdre davantage d'expertise, comme c'est le cas dans d'autres domaines.

« On a moins de services. On devient plus dépendant de l'expertise externe. Puis, comme fonction publique, on se ratatine là », Gilles Dussault, président du Syndicat de professionnelles et professionnels du gouvernement du Québec (SPGQ).

« On a perdu aussi une expertise importante au niveau de notre fonction publique par rapport à l'ensemble de ces contrats en informatique et, actuellement, cela fait l'objet d'une analyse en profondeur », ajoute Mme Gagnon-Tremblay.

Une fonction publique différente

À cela s'ajoute le fait que le statut des employés de l'État n'est plus ce qu'il était. Selon de chiffres compilés par le front commun des syndicats, c'est maintenant la minorité des employés du secteur public et parapublic qui travaille à temps complet, soit 48 %.

Rappelons que Québec est présentement en train de négocier de nouvelles conventions collectives avec ses employés. Québec offre une hausse de la rémunération globale de 7 % sur 5 ans. Le gouvernement soutient qu'il s'agit d'une hausse globale de 2,3 milliards.

Dans leurs demandes déposées en octobre dernier, les syndicats réclamaient des augmentations salariales de 11,25 % sur trois ans comprenant une hausse annuelle de 2 %, assortie d'un rattrapage de 1,75 %.

D'après un reportage de Pierre Duchesne

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