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Une visite « historique » à Damas

Saad Hariri et Bachar Al-Assad

Saad Hariri et Bachar Al-Assad

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2009 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le premier ministre libanais Saad Hariri a été accueilli chaleureusement par le président syrien Bachar Al-Assad lors de sa première visite officielle à Damas. Au terme des entretiens, M. Hariri a qualifié sa visite d'« historique ».

Le premier ministre libanais Saad Hariri a été chaleureusement accueilli à Damas par le président syrien Bachar Al-Assad lors de sa première visite officielle depuis l'assassinat de son père, l'ancien premier ministre Rafic Hariri, en février 2005.

Au terme des trois entretiens bilatéraux entre les deux dirigeants au cours du week-end, M. Hariri a qualifié sa visite d'« historique ».

M. Hariri avait accusé à plusieurs reprises la Syrie voisine, ancienne puissance de tutelle, d'être impliquée dans l'assassinat de son père. Devenu premier ministre en juin dernier, il a fait part de son intention d'oeuvrer pour améliorer les relations avec Damas.

Durant près de 30 ans, la Syrie a exercé une tutelle sur le Liban. Elle a toutefois dû retirer ses troupes en avril 2005, deux mois après l'assassinat de Rafic Hariri. L'attentat à la camionnette piégée, le 14 février 2005, avait tué 22 autres personnes à Beyrouth.

Les services des renseignements syriens et libanais ont été clairement mis en cause dans les deux premiers rapports du Tribunal spécial pour le Liban (TSL), créé en 2007 par le Conseil de sécurité de l'ONU, chargé de faire la lumière sur l'assassinat de Rafic Hariri. La Syrie a démenti toute implication dans cet acte. Le TSL a entamé ses travaux en mars dernier, avec le Canadien Daniel Bellemare comme procureur.

M. Hariri a affirmé ne pas avoir évoqué la question lors de ses entretiens avec M. Al-Assad. « Il est clair que le Tribunal relève de la communauté internationale. Le Tribunal fait son travail, c'est ce que tout le monde souhaite », a-t-il commenté.

La Syrie et le Liban ont établi leurs relations diplomatiques en octobre 2008. Damas a ouvert une ambassade à Beyrouth il y a un an, et le Liban a envoyé un ambassadeur dans la capitale syrienne en mars dernier.

Samedi, l'agence officielle syrienne Sana rapportait que les deux chefs d'État ont passé en revue « l'histoire des relations syro-libanaises et la manière de surmonter les effets négatifs qui ont entaché ces relations pendant une certaine période ».

« Les relations privilégiées entre la Syrie et le Liban renforcent la position des deux pays et contribuent à préserver le Liban et les Arabes face à la politique israélienne qui continue de violer les droits arabes », a déclaré M. Hariri.

Le président Al-Assad a estimé pour sa part que des « relations privilégiées et stratégiques entre les deux pays préserveront les intérêts communs des deux peuples frères et de tous les Arabes.

« Nous voulons bâtir une relation avec la Syrie sur les choses positives » qui ont été réalisées comme l'ouverture des ambassades à Damas et à Beyrouth, l'échange d'ambassadeurs et sur les mesures que les deux pays vont entreprendre, a affirmé M. Hariri.

Le chef de la majorité parlementaire au Liban a indiqué que son homologue syrien a évoqué « d'une manière positive les questions intéressant les Libanais » et qu'ils s'étaient mis d'accord « sur nombre de questions comme la démarcation des frontières ».

Selon M. Hariri, « l'Arabie saoudite a joué un rôle important » dans le rapprochement syro-libanais et dans la préparation de sa visite à Damas.

Avec les informations de Agence France-Presse, Associated Press, et Reuters

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