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Après la crise, les retrouvailles

Saad Hariri et Bachar Al-Assad

Saad Hariri et Bachar Al-Assad

Radio-Canada

Le premier ministre libanais Saad Hariri effectue une première visite officielle fort symbolique à Damas, où il a été chaleureusement accueilli par le président syrien Bachar Al-Assad. Les deux hommes veulent tourner la page après des relations complexes et tumultueuses.

Le premier ministre libanais Saad Hariri effectue une première visite officielle fort symbolique à Damas, où il a été chaleureusement accueilli par le président syrien Bachar Al-Assad.

Les deux hommes ont eu des entretiens « constructifs » de trois heures avec pour objectif d'ouvrir un nouveau chapitre dans les relations entre leurs deux pays, tumultueuses et particulièrement tendues depuis l'assassinat de l'ancien premier ministre libanais Rafic Hariri, en 2005.

L'agence officielle syrienne Sana rapporte que les deux chefs d'État ont passé en revue « l'histoire des relations syro-libanaises et la manière de surmonter les effets négatifs qui ont entaché ces relations pendant une certaine période. » Les entretiens se poursuivront dimanche.

« Les relations privilégiées entre la Syrie et le Liban renforcent la position des deux pays et contribuent à préserver le Liban et les Arabes face à la politique israélienne qui continue de violer les droits arabes », a déclaré M. Hariri.

Le président Assad a estimé pour sa part que des « relations privilégiées et stratégiques entre les deux pays préserveront les intérêts communs des deux peuples frères et de tous les arabes. »

Saad Hariri avait à plusieurs reprises accusé la Syrie voisine, ancienne puissance de tutelle, d'être impliquée dans l'assassinat de son père. Devenu premier ministre en juin dernier, il a fait part de son intention d'oeuvrer pour améliorer les relations avec Damas.

Pendant près de 30 ans, la Syrie a exercé une tutelle sur le Liban, avant de retirer ses troupes en avril 2005, deux mois après l'assassinat de Rafic Hariri. L'attentat à la camionnette piégée, le 14 février 2005, avait tué 22 autres personnes à Beyrouth.

Les services des renseignements syriens et libanais ont été clairement mis en cause dans les deux premiers rapports de la commission d'enquête de l'ONU, chargée de faire la lumière sur l'assassinat de Rafic Hariri. La Syrie a démenti toute implication dans cet acte.

La Syrie et le Liban ont établi leurs relations diplomatiques en octobre 2008. Damas a ouvert une ambassade à Beyrouth il y a un an, et le Liban a envoyé un ambassadeur dans la capitale syrienne en mars dernier.

Avec les informations de Agence France-Presse, et Reuters

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