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La tension monte à la frontière

Un champ pétrolier dans le sud de l'Irak

Un champ pétrolier dans le sud de l'Irak

Photo : AFP / Essam Al-Sudani

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2009 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

L'Irak exige le retrait immédiat des soldats iraniens d'un champ pétrolifère situé à la frontière des deux pays. Selon Bagdad, il s'agit d'une violation de sa souveraineté.

L'Irak a exigé, vendredi, le retrait immédiat des soldats iraniens d'un champ pétrolifère situé à la frontière des deux pays. Selon Bagdad, il s'agit d'une violation de sa souveraineté.

Le porte-parole de l'exécutif, Ali al Dabbagh, a affirmé que « l'Irak recherche une solution pacifique et diplomatique à cette crise ». Il précise aussi que cette situation illustre le besoin de définir clairement sa frontière du sud avec l'Iran.

Téhéran, de son côté, a démenti toute incursion.

Plus tôt dans la journée, le vice-ministre irakien de l'Intérieur, Ahmed Ali al-Khafadji, avait confirmé que des militaires iraniens avaient pris position du champ pétrolifère de Fakka, dans le sud-est de l'Irak, à la frontière avec l'Iran.

« Onze soldats iraniens ont franchi la frontière Iran-Irak et ont pris le contrôle du puits de pétrole. Ils ont hissé le drapeau iranien et sont toujours là », avait déclaré le vice-ministre irakien à l'agence de presse Reuters.

Un responsable de la Compagnie du pétrole du sud a confirmé que des forces iraniennes étaient arrivées « tôt » vendredi matin sur le champ. Elles ont « pris le contrôle du puits numéro 4 et (ont) hissé le drapeau iranien, bien que ce puits se trouve en territoire irakien ».

Un militaire américain interrogé dans le camp américain Adder, proche de la ville de Nassiriya, a précisé à l'Agence France-Presse que « l'incident s'est déroulé sans violence ».

Cette région frontalière a fait l'objet de nombreuses disputes entre l'Iran et l'Irak au cours des dernières années. Plusieurs rencontres ont aussi eu lieu entre les deux parties, mais n'ont donné aucun résultat.

Selon le vice-ministre irakien de l'Intérieur, le gouvernement n'a pas décidé d'une riposte militaire, mais veut répondre à la situation par la voie diplomatique.

Avec les informations de Agence France-Presse, et Reuters

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