•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Crise du verglas

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2010 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.


En janvier 1998, une tempête de glace s'abat sur le sud du Québec. Des milliers de foyers se retrouvent sans lumière et sans chauffage pendant plus d'un mois.

Dans les jours précédant la crise, personne ne se doute de ce qui va se passer. Le lundi 5 janvier 1998, on envoie à la population un simple avertissement météo. « On attend de 10 à 20 mm de pluie verglaçante, donc ça pourrait causer des problèmes », prévient le météorologue Pascal Yiacouvakis (Nouvelle fenêtre) au téléjournal Montréal ce soir.

Mais entre le 5 et le 10 janvier, il tombe cinq fois plus d'eau que ce qui avait été prévu, jusqu'à 100 mm. Toutes ces accumulations se transforment en glace, entraînant la pire tempête de verglas de l'histoire canadienne.

Les branches d'arbres tombent sur les fils électriques, ce qui provoque d'importants courts-circuits. Les écoles et les garderies sont fermées, les routes sont quasiment impraticables. Parents et amis se tendent la main. Des dizaines de milliers de personnes trouvent refuge dans les centres d'hébergement.

L'armée arrive au jour 4 de la crise du verglas.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

L'armée arrive au jour 4 de la crise du verglas.

Bernard Derome anime une émission spéciale au jour 4 de la crise. Le 8 janvier, près de la moitié de la population du Québec est dans le noir. Les forces armées canadiennes sont appelées en renfort.

Les régions touchées par le verglas s'étendent d'Ottawa jusqu'aux provinces maritimes. Mais, c'est la Montérégie, au sud du Québec, qui est plus particulièrement frappée par la tempête.

Au pire de la crise, 1,4 million d'abonnés d'Hydro-Québec sont privés d'électricité. Dans certains cas, il faudra jusqu'à cinq semaines pour rétablir le courant.

« Le verglas, ç'a été le premier évènement à RDI où toutes nos ressources étaient sur le terrain et où la chaîne d'information continue avait son importance, parce qu'on avait un mandat de service tout en ayant un mandat d'information », se rappelle la journaliste Martine Biron.

On rentrait carrément dans des zones sinistrées au Québec avec des gens qui avaient peur, qui étaient en mode survie et qui craignaient pour leurs biens.

Une citation de :Martine Biron
Martine Biron lors de la crise du verglasAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Martine Biron lors de la crise du verglas

Le 21 janvier, des sinistrés racontent  (Nouvelle fenêtre)leur expérience de la tempête à Marie-France Bazzo. La crise n'est pas encore terminée.

Notre dossier La crise du verglas, dix ans après revient sur les évènements et les leçons qui en ont été tirées.

À Dimanche magazine, Akli Aït Abdallah rencontre en 2008 des décideurs locaux et des résidents de Saint-Césaire pour parler de leur expérience de la crise. Ce village de la Montérégie a été l'épicentre de ce qu'on a appelé le « triangle noir ». Écoutez le reportage.

Sur le site web des archives (Nouvelle fenêtre) de Radio-Canada, on retrouve aussi une foule de reportages audio et vidéo diffusés durant la crise.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !