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Berlusconi agressé

Sylvie Berlusconi

Photo prise à la chaîne de télévision RAI.

Photo : AFP / RAI News channel

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2009 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le président du conseil italien, Silvio Berlusconi, a été blessé au visage à la fin d'un rassemblement politique à Milan. Il a été agressé par un homme d'une quarantaine d'années, apparemment un déséquilibré.

Le chef du gouvernement italien, Silvio Berlusconi, a été agressé dimanche à l'issue d'un rassemblement à Milan.

Il a été blessé après qu'un homme lui eut lancé une statuette au visage, et a dû passer la nuit à l'hôpital.

M. Berlusconi n'a pas perdu connaissance à la suite de l'agression. Des images ont montré son visage tuméfié et couvert de sang. Le leader du gouvernement souffre d'une « petite fracture » du nez, il a deux dents cassées, et a des blessures à la lèvre.

Le chef du gouvernement avait tenté de réagir à l'agression et a répliqué en lançant à plusieurs reprises à la foule: « Honte à vous! »

« Je vais bien, je vais bien », a-t-il répété en sortant de la salle des urgences en direction de sa chambre d'hôpital.

« D'un point de vue clinique, tout va bien, mais il faut une période d'observation d'une ou deux journées », a déclaré le Dr Alberto Zangrillo, de l'hôpital San Raffaele, où M. Berlusconi a été transféré.

Massimo Tartaglia, l'homme qui a agressé Silvio Berlusconi.
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Massimo Tartaglia, l'homme qui a agressé Silvio Berlusconi.

Photo : AFP / Livio Anticoli

Le suspect a été arrêté puis accusé officiellement de « blessures aggravées préméditées » après avoir attaqué Silvio Berlusconi avec une statuette représentant le Dôme de Milan.

Massimo Tartaglia, 42 ans, aurait été soigné depuis dix ans pour problèmes mentaux.

Au début du ralliement politique, une dizaine de personnes dans l'assistance ont chahuté Silvio Berlusconi, sous pression depuis l'exposition de ses liens présumés avec le crime organisé lors du procès d'un mafieux repenti.

Au cours de ce rassemblement, M. Berlusconi s'en était pris à la gauche qui sème « la haine et l'envie », aux médias, accusés de répandre « mensonges et calomnies », et aux « juges politisés ».

Silvio Berlusconi avait été victime d'une agression semblable il y a plusieurs années à Rome. Un jeune homme lui avait alors lancé le trépied d'un appareil photo, lui ouvrant le cuir chevelu à la base du crâne.

Indignation

Le président italien, Giorgio Napolitano, a « fermement condamné ce grave geste d'agression ».

Un geste « inqualifiable » condamné également par Pier Luigi Bersani, chef du Parti démocrate, principale formation d'opposition.

Cette « violente agression constitue un épisode d'une singulière et exécrable gravité », a estimé pour sa part la Conférence épiscopale italienne.

Romano Prodi, prédécesseur de Belusconi à la tête du gouvernement, a « exprimé sa profonde indignation et sa ferme condamnation de ce geste violent. »

Avec les informations de Agence France-Presse, et Associated Press

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