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« Inexcusable », selon Michaëlle Jean

Michaëlle Jean et son mari Jean-Daniel Lafond ont visité un commerce tenu par des femmes autochtones.
Michaëlle Jean et son mari Jean-Daniel Lafond ont visité un commerce tenu par des femmes autochtones. Photo: La Presse canadienne / AP/Moyses Zuniga

Lors de la dernière étape de sa visite officielle au Mexique, la gouverneure générale du Canada déclare que l'assassinat d'un opposant à la minière albertaine Blackfire est « inexcusable et déplorable ».

La gouverneure générale du Canada, Michaëlle Jean, affirme que le meurtre de Mariano Abarca Roblero, un activiste opposé à la minière canadienne Blackfire Exploration, est « inexcusable et déplorable ».

« Nous suivrons la situation de près avec l'espoir ferme et la conviction que justice sera rendue », a ajouté Mme Jean dans une déclaration publiée au moment où elle terminait son voyage de trois jours au Mexique.

Une cinquantaine de militants se sont assurés que Mariano Abarca Roblero ne soit pas oublié, mercredi. Ils ont manifesté non loin du commerce tenu par des femmes autochtones à San Cristobal de Las Casas.

Les manifestants n'ont pu s'approcher à moins de 200 mètres du commerce, situé à environ cinq heures de route de la mine. On pouvait toutefois les entendre crier « Dehors le Canada ».

Mariano Abarca Roblero, 51 ans, a été abattu devant sa résidence par un tireur en motocyclette, le 27 novembre, dans la ville de Chicomuselo, près de la frontière avec le Guatemala. Il affirmait que les activités de Blackfire Exploration, une minière de Calgary active dans le sud du Mexique, contaminent les rivières de la région, et nuisent aux récoltes et à l'élevage du bétail.

Mariano Abarca RobleroMariano Abarca Roblero Photo : PC / Dominique Jarry-Shore

Trois arrestations ont été effectuées au Mexique en lien avec ce meurtre de Mariano Abarca Roblero. Un porte-parole du ministère de la Justice de l'État du Chiapas, Hector Flores, a confirmé au début de la semaine que trois hommes sont actuellement détenus. Les enquêteurs, disait-il, interrogent toujours des témoins et continuent à recueillir des preuves.

M. Flores affirme qu'une des personnes arrêtées est soupçonnée d'avoir tiré sur la victime. Les deux autres individus sont accusés de complicité dans l'affaire. Selon M. Flores, les autorités se penchent sur des informations selon lesquelles deux des suspects travaillaient pour Blackfire Exploration.

Un porte-parole de l'entreprise canadienne, Alonso Cedeno, a confirmé au quotidien The Globe and Mail que les trois individus arrêtés sont en fait un employé, un ex-employé et un entrepreneur avec qui Blackfire avait fait affaire une fois.

De son côté, l'entreprise canadienne affirme qu'elle n'a rien à voir avec le crime et dit offrir toute sa collaboration aux autorités.

La mine de Blackfire a été fermée cette semaine par les autorités de l'État du Chiapas pour des raisons environnementales. La direction affirme que cela concerne la présence de poussière sur les routes et les émissions de CO2 provenant de nouveaux équipements.

Elle soutient tout de même que ses pratiques sont respectueuses de l'environnement, et s'attend à ce que la mine rouvre lundi.

Avec les informations de La Presse canadienne

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