•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Ça fait mal!

Radio-Canada

Bonjour à tous,

J'ai hâte au week-end... parce que vendredi on termine la troisième semaine d'un de nos deux cycles intenses d'entraînement avant les Jeux olympiques. Ces cycles vont nous donner la touche finale pour Vancouver. Ça veut donc dire qu'au lieu d'avoir une journée de congé, on va en avoir deux!

Et ça va faire du bien! Je vais pouvoir dormir le matin et je pense que je ferai une petite visite à mon frère... pour son spa et son café!

En principe, j'avais un rendez-vous pour faire installer mes pneus d'hiver. Mais comme on annonçait une tempête pour aujourd'hui, j'ai apporté mes pneus au garage hier. Il faut dire que ma voiture y était déjà. Donc, tant qu'à travailler dessus, aussi bien mettre les pneus en même temps. Il vaut mieux que je me contente de patiner sur la glace de l'aréna!

J'avais oublié de vous raconter ma petite mésaventure lors de la Coupe du monde de Montréal. J'ai complètement démoli le devant de ma voiture en sortant du Tim Hortons. J'ai percuté le derrière d'un véhicule qui avait une boule. Ça fait cher le café!

C'est le genre de truc qui arrive seulement quand la course se passe chez vous. Généralement, nous sommes à l'hôtel, on se rend à l'aréna avec l'équipe. Là, j'avais peur d'être en retard, je pensais à ma course, et bang! Rien pour diminuer le stress. Heureusement, plus de peur que de mal! C'est seulement la tôle qui a été endommagée!

Équipe canadienne olympique de courte piste

Roberge, St-Gelais, Vicent et Charles Hamelin (rangée du bas). Jean, Bastille, Tremblay et François Hamelin.

Photo : La Presse canadienne / Ryan Remiorz

Comme je vous le disais, nous sommes donc en mode intensité. Et ciel que c'est douloureux! On travaille notre capacité lactique. En d'autres termes, on fait des tours, 8 ou 9, à haute intensité et à haute vitesse avec seulement une ou deux minutes de repos entre chaque série.

La douleur est parfois si intense que ton corps arrête par lui-même même si la tête veut continuer. Tu patines mal, tu dérapes parce que tes jambes ne peuvent plus suivre. L'endurance, c'est le contraire. C'est une question de mental. Quand tu arrêtes, c'est parce que tu en as marre de tourner en rond.

En fait, je pourrais comparer notre sport à du cyclisme sur piste: court et intense. Jamais on ne va faire une sortie de trois heures comme en cyclisme sur route.

Qui patinera le 24 février?

Maintenant que les Coupes du monde sont terminées et que nous avons obtenu le nombre maximal de places dans chacune des distances, le comité haute performance a déterminé et confirmé quelles filles patineraient chacune des distances aux Jeux olympiques.

En fait, il restait seulement une place disponible au 500 m et une au 1000 m. C'est Kalyna (Roberge) qui a hérité du choix discrétionnaire pour le 500 m. Elle sera aussi du 1000 et du 1500 m, puisqu'elle a terminé en tête de ces distances aux sélections olympiques.

Marianne (St-Gelais) et Jessica (Gregg) compléteront l'équipe au 500 m. Pour ce qui est du 1500 m, Valérie (Maltais) et moi nous joindrons à Kalyna. Et je patinerai aussi le 1000 m.

Kalyna Roberge

Kalyna Roberge

Photo : La Presse canadienne / Darryl Dyck

Il reste donc une place au 1000 m à déterminer. Mais les filles ont toutes signé une lettre d'entente pour que le choix s'effectue à Vancouver.

La raison est simple: les séries éliminatoires du 1000 m se déroulent le même soir (24 février) que la finale du relais. Et Sébastien Cros, notre entraîneur, veut que les filles qui prennent part à la finale aient aussi couru le 1000 m.

Sinon, les filles qui ne courront pas le 1000 m n'auront pas fait de courses depuis quatre jours. Certes, elles se seront entraînées, mais une situation de course n'est pas comme un entraînement.

Selon la logique, Kalyna et moi participerons à la finale, ainsi que l'autre fille qui obtiendra le choix discrétionnaire. Évidemment, comme nous sommes quatre au relais, il y aura une patineuse qui n'aura pas pris part au 1000 m, mais une c'est mieux que deux.

De toute façon, à Vancouver, il faudra mieux se faire aux longues attentes. Les demi-finales du relais se tiennent le 13 février et la finale 11 jours plus tard! C'est tout le contraire des Coupes du monde où toutes les épreuves d'une distance se déroulent le même jour.

Ce genre de calendrier me plaît bien. Comme je suis plus âgée, j'ai besoin de plus de temps pour récupérer. Et puis aux JO, il y a tellement de choses à faire et à voir que le temps passe vite.

Le temps des vacances passe aussi très vite... On reprend lundi pour un autre cycle de trois semaines. Vous voyez le portrait: pas de congé dans le temps des fêtes. Je vous en reparle dans deux semaines!

À bientôt.