•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Karzaï demande de l'aide

Le président Hamid Karzaï

Le président Hamid Karzaï

Photo : AFP / Justin Sullivan

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2009 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Plaidant l'absence de moyens financiers pour l'entretien de son armée, le président afghan Hamid Karzaï appelle Washington à l'aide durant les 15 à 20 prochaines années.

Le secrétaire américain à la Défense Robert Gates a été reçu à Kaboul avec une demande de taille, formulée par le président Hamid Karzaï. Une demande qui, si elle est acceptée, nouera une alliance de longue durée entre Washington et Kaboul.

Le président afghan a demandé aux États-Unis une aide pour subvenir aux besoins de l'armée et de la police afghanes pour les 15 à 20 prochaines années. M. Karzaï a argué que Kaboul ne disposait pas de moyens financiers pour entretenir ses forces de sécurité.

« Nous espérons que la communauté internationale et les États-Unis, notre premier allié, aideront l'Afghanistan à entretenir cette force », a-t-il déclaré lors d'une conférence de presse, mardi.

À cette requête, M. Gates a répondu que son pays avait conscience « qu'il va falloir du temps avant que l'Afghanistan ne soit capable d'entretenir ses forces de sécurité en totalité. Et, que ce soit 15 ou 20 ans, nous espérons que ce processus va s'accélérer ».

Cependant, le secrétaire d'État américain a précisé que Washington ne devait pas supporter seul ce fardeau, ajoutant: « Les États-Unis ont clairement fait savoir à leurs partenaires internationaux que nous comptons sur eux pour qu'ils partagent cette responsabilité ».

Visiblement, sur la question du retrait des soldats américains d'Afghanistan, les violons des deux pays ne sont pas accordés. Alors que le président afghan répète que son pays ambitionne de prendre d'ici à cinq ans le contrôle de la sécurité de son territoire, aujourd'hui en partie assuré par plus de 100 000 soldats étrangers, dont les deux tiers sont des Américains, M. Gates a évoqué un « processus de plusieurs années ».

« Trois ans, deux ans, quatre ans, cela reste à voir », a-t-il indiqué, en rappelant que le président Barack Obama a annoncé la semaine dernière que les militaires américains entameraient leur retrait en juillet 2011.

M. Gates est venu à Kaboul pour s'entretenir avec M. Karzaï et le commandement des forces internationales de la décision de M. Obama d'envoyer 30 000 soldats américains en renfort.

Le chef du Pentagone a indiqué vouloir évoquer la formation de l'armée et de la police afghanes, pierre angulaire de la stratégie du président Obama pour permettre à terme aux troupes étrangères de quitter le pays.

M. Gates est arrivé en Afghanistan quelques heures après l'annonce d'une nouvelle opération militaire étrangère controversée dans l'est du pays.

M. Karzaï a en effet condamné dans un communiqué la mort de « six civils innocents » dans la nuit au cours d'une opération de l'OTAN près de la capitale de la province de Laghman (est), ce que la coalition a démenti.

Le ministère de l'Intérieur a annoncé l'ouverture d'une enquête avec l'OTAN pour éclaircir les circonstances de cette opération. L'OTAN affirme de son côté n'avoir tué aucun civil.

Avec les informations de Agence France-Presse

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !

En cours de chargement...