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La décennie la plus chaude

Terre-soleil

Impresssion artistique de la Terre et du Soleil

Photo : NASA

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2009 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

L'Organisation météorologique mondiale conclut que la décennie en cours aura vraisemblablement été la plus chaude depuis que des données sont compilées, soit depuis le milieu du 19e siècle.

La première décennie du siècle aura vraisemblablement été la plus chaude jamais enregistrée depuis que des données à ce sujet sont compilées, a annoncé l'Organisation météorologique mondiale lors d'une conférence de presse tenue en marge de la conférence sur le climat de Copenhague.

L'année 2009 aura grandement contribué à ce résultat, a précisé le secrétaire général de l'organisation onusienne, Michel Jarraud. Elle sera vraisemblablement la cinquième année la plus chaude depuis que des données sont colligées, soit depuis le milieu du 19e siècle.

Ces données sont révélées alors que les équipes de négociations des 192 pays membres de la Convention des Nations unies sur les changements climatiques poursuivent leurs pourparlers en vue d'une entente sur un accord international de réduction des gaz à effet de serre (GES), responsables du réchauffement climatique.

Selon l'Organisation météorologique mondiale, les températures enregistrées à la surface du globe en 2009 ont été en moyenne de 14 degrés Celsius, une hausse de 0,44 degré Celsius par rapport à celles enregistrées entre 1961 et 1990. La marge d'erreur est de 0,11 degré.

Ces températures, enregistrées dans des stations météorologiques de partout dans le monde, varient bien entendu d'une région à l'autre. Pour une bonne partie du sud de l'Asie et pour les pays d'Afrique centrale, 2009 aura probablement été l'année la plus chaude jamais enregistrée. Seuls les États-Unis et le Canada auront connu une année plus froide que la normale en moyenne.

L'Organisation météorologique mondiale souligne que plusieurs régions du globe ont vécu des situations d'urgence, qu'il s'agisse « d'inondations dévastatrices, de sécheresses sévères, de tempêtes de neige et de vagues de chaleur ou de froid ».

L'agence onusienne y va de plusieurs observations concernant le Canada:

  • la région des Grands Lacs a connu des températures plus froides que la normale en janvier;
  • plusieurs villes canadiennes, dont Vancouver et Victoria, ont enregistré de nouveaux records de chaleur (34,4 et 35 degrés Celsius respectivement);
  • l'Ontario a enregistré un nombre record de tornades et de morts reliés à ce phénomène;
  • le nombre d'avalanches a pratiquement doublé par rapport à la moyenne annuelle de la dernière décennie.

L'Organisation météorologique mondiale note que le phénomène climatique baptisé La Nina a été observé au début de 2009. L'autre phénomène connu sous le nom d'El Nino est actuellement observé. La Nina se caractérise par un refroidissement des eaux du Pacifique central et oriental; El Nino se traduit plutôt un réchauffement.

El Nino entraîne normalement des tempêtes plus fréquentes et des pluies torrentielles dans des pays qui connaissent normalement un climat aride. En Amérique du Nord, El Nino se traduit par un hiver plus doux et plus sec qu'à l'ordinaire pour la majeure partie du sud canadien.

Visitez le blogue d'Étienne Leblanc sur les changements climatiques Tension autour d'un texte

Une Danoise circule au milieu d'une exposition extérieure intitulée Globes froids.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Une Danoise dans une exposition extérieure intitulée Globes froids.

Photo : AFP / Adrian Dennis

Un projet de texte du Danemark, pays hôte de la conférence de l'ONU sur le climat, fait parler beaucoup de lui à Copenhague, même si les autorités danoises se sont empressées de préciser qu'il ne s'agissait que d'un brouillon.

Le document en question préconise de limiter le réchauffement à +2 degrés Celsius et, pour y parvenir, vise une réduction de moitié des émissions mondiales de GES d'ici à 2050 par rapport à 1990 (ou de 58 % par rapport à leur niveau de 2005). Pour ce faire, les pays développés devraient assumer collectivement une baisse de 80 % de leurs émissions polluantes.

Il est aussi recommandé dans ce document d'établir un « pic » d'émissions pour les pays en développement au-delà duquel celles-ci devront commencer à baisser. Réunis à la fin novembre à Pékin, la Chine, l'Inde, le Brésil et l'Afrique du Sud s'étaient fermement opposés à cette option.

Le négociateur chinois Su Wei à Copenhague, Su Wei, a d'ailleurs rappelé mardi soir qu'il était « trop tôt pour parler d'un pic pour les pays en développement. »

Le texte danois évoque aussi un point central dans les négociations en cours: le financement de la lutte contre les GES dans les pays en développement. Le document suggère une aide immédiate de 10 milliards de dollars par an jusqu'en 2012 pour les plus vulnérables, mais il reste vague quant aux moyens à déployer au-delà de cette date, se contentant d'ajouter que des « ressources financières substantiellement augmentées seront nécessaires ».

En outre, le document omet de faire référence au protocole de Kyoto, seul instrument juridique existant de lutte contre les GES et qui engage les pays industrialisés jusqu'en 2012.

Des organisations environnementales ainsi que des représentants des pays en développement ont dénoncé le texte danois, considéré comme une « grave violation qui menace le succès du processus de négociation de Copenhague » et qui témoigne d'une « volonté de complaire aux pays riches et puissants [...] ».

Avec les informations de Agence France-Presse

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