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Le « droit de mourir dignement » en débat

Euthanasie

Photo : iStock

Radio-Canada
Mis à jour le 

Le Parti québécois demande au gouvernement Charest d'instituer une commission ad hoc non partisane sur le « droit de mourir dignement » afin de consulter les citoyens et les experts.

Le Parti québécois demande au gouvernement Charest de mettre sur pied une commission ad hoc, non partisane, afin de consulter la population québécoise sur « le droit de mourir dignement ». C'est ce qu'a fait savoir jeudi la chef de l'opposition officielle, Pauline Marois, qui était accompagnée pour l'occasion des porte-parole péquistes en matière de justice et de santé, Véronique Hivon et Bernard Drainville.

Mme Marois a déclaré que les leaders parlementaires des deux partis se sont déjà entendus sur une proposition de motion que Mme Hivon déposera formellement à ce sujet.

La chef péquiste, qui dit avoir écrit au premier ministre Jean Charest le 18 novembre pour lui présenter cette démarche, souhaite que la commission permette d'entendre des experts et des citoyens, et qu'elle débouche sur des constats et des recommandations.

L'importance des débats et des enjeux qui sont reliés à cette question, a-t-elle expliqué, fait en sorte que les parlementaires doivent se saisir de cette question et écouter la population sur ce « droit de mourir dignement ».

Au-delà des aspects purement juridiques et médicaux traités par les experts, il s'agit d'abord et avant tout d'un dossier profondément humain et éthique, qui interpelle tous les gens et qui fait appel à leurs valeurs les plus profondes.

Pauline Marois

« Je crois plus que jamais que la population québécoise est prête pour faire ce débat [...] dans une atmosphère sereine qui permettra à tous d'exprimer son opinion dans le respect de chacun », estime Mme Marois.

La chef péquiste propose que la commission élabore un document de consultation, qui définirait notamment chacun des concepts en cause et qui poserait des questions-clés. Selon elle, le débat doit assurément tenir compte des soins palliatifs offerts aux mourants et des conditions dans lesquels ces soins sont offerts. Traiter toutes ces questions ensemble, soutient Mme Marois, permettrait d'éviter la compartimentation des dossiers et favoriserait « l'émergence d'une position globale ».

Mme Marois n'a pas dit quelle était la position du Parti québécois dans ce dossier afin, précise-t-elle, que le débat n'ait pas lieu selon des lignes partisanes. La chef péquiste dit que son seul souci à l'heure actuelle est de déterminer le meilleur mécanisme possible pour encadrer ce débat « incontournable ».

Cet automne, le Collège des médecins, la Fédération des médecins spécialistes et la Fédération des médecins omnipraticiens du Québec se sont tous prononcés sur l'opportunité de permettre l'euthanasie dans certaines circonstances.

Le Parti québécois reconnaît d'emblée que les questions entourant l'euthanasie relèvent en bonne partie du gouvernement fédéral, qui est responsable du Code criminel. Il indique toutefois qu'il s'agit là d'un débat de société qui fait appel à des valeurs, et que le Québec, qui est responsable de l'administration de la justice et des soins de santé sur son territoire, doit se pencher sur la question.

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