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Mine Jeffrey victime d'espionnage industriel?

Des documents confidentiels de Mine Jeffrey
Radio-Canada

Des investisseurs chinois, qui ont obtenu plusieurs études de marché relatives à un projet de mine souterraine, se sont retirés juste avant la signature du contrat.

Le propriétaire de Mine Jeffrey à Asbestos, Bernard Coulombe, pourrait avoir été victime d'espionnage industriel de la part d'investisseurs chinois qui lui avaient fait miroiter une participation financière de 40 millions de dollars dans un projet de mine souterraine.

Les investisseurs ont commandé et obtenu plusieurs études de marché, mais se sont retirés du projet juste avant la signature du contrat.

Bernard Coulombe reconnaît que ces personnes ont maintenant entre leurs mains de précieuses informations. « Une étude de marché qui représente tous les clients que l'on a dans le monde, le marché, l'évolution du marché depuis 25-30 ans, les prévisions futures, pourquoi ça va augmenter dans le futur dans les pays qui se développent. Ensuite, notre procédé d'usinage, nos coûts d'usinage, nos coûts de production. C'est vrai que ça pourrait leur être utile », admet-il.

Ces études ont coûté plus d'un million de dollars à Mine Jeffrey.

Selon Michel Juneau-Katsuya, un ex-agent du Service canadien de renseignement de sécurité (SCRS), le cas de Mine Jeffrey s'apparente à une tactique souvent utilisée en espionnage industriel. « C'est une façon que d'approcher officiellement une entreprise, d'aller solliciter le plus d'informations possible, de recevoir des informations privilégiées et là, tout d'un coup, à la toute dernière minute, c'est fini, on s'excuse, on a changé d'idée et on part avec tout le gros lot », explique-t-il.

Selon les données recueillies par M. Juneau-Katsuya et le journaliste Fabrice de Pierrebourg, l'espionnage fait perdre 1 million de dollars par mois au Canada.