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Forcés de vendre leur maison

D'anciens travailleurs d'Arcelor Mittal

D'anciens travailleurs d'Arcelor Mittal sont forcés de vendre leur maison.

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2009 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

La compagnie minière veut forcer ses anciens travailleurs à vendre leur propriété, à Fermont, pour y loger de nouveaux employés.

D'anciens travailleurs de la compagnie minière Arcelor Mittal à Fermont, dans le Nord québécois, devront quitter leur maison contre leur gré.

Quelques-uns de ces retraités ont déjà reçu des mises en demeure pour les obliger à revendre leurs propriétés à la compagnie qui est aux prises avec une pénurie de logements.

La multinationale, qui emploie 2000 travailleurs, ne sait plus où loger les nouveaux. Le porte-parole d'Arcelor Mitta, Martin Simard, a expliqué qu'il y a en ce moment 47 familles qui attendent qu'une maison se libère pour pouvoir habiter à Fermont.

En 2005, la compagnie avait modifié les contrats d'achat des maisons. Dorénavant, ils stipulent qu'un propriétaire qui termine son emploi doit vendre sa maison à la compagnie.

Toutefois, le responsable des services communautaires de l'époque a confirmé à Radio-Canada qu'il avait promis verbalement aux employés qu'ils pouvaient demeurer dans leurs maisons après leur départ à la retraite.

C'est le cas de René Bouffard. À écouter ses histoires de chasse et de pêche, on comprend mieux pourquoi lui et d'autres travailleurs se sont enracinés au fil des ans. C'est pourquoi il ne compte pas donner suite à la mise en demeure qu'il a reçue de la compagnie.

Mon avocat me dit que je peux rester dans ma maison. L'avocat de la compagnie me dit que je dois sortir. Mais présentement je reste dans ma maison et je suis en attente.

René Bouffard

Pour l'instant, Arcelor Mittal continue de demander à ses retraités de respecter l'entente qu'ils ont signée. Sinon, l'entreprise a indiqué que des procédures judiciaires seront intentées contre eux.

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