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À Montréal pour cinq ans

Raymond Bachand, Christian Paradis et Gérald Tremblay

Raymond Bachand, Christian Paradis et Gérald Tremblay

Photo : La Presse canadienne / Graham Hughes

Radio-Canada
Mis à jour le 

Le circuit Gilles-Villeneuve retrouve officiellement sa vocation première: la formule un. Le Grand Prix du Canada y sera tenu pour les cinq prochaines années. Les monoplaces tourneront à Montréal le week-end du 13 juin prochain.

« Les rouges sont éteintes. On roule à Montréal. »

Christian Paradis a confirmé une nouvelle attendue depuis plus d'un an à Montréal: le Grand Prix du Canada est de retour dans le grand cirque de la F1.

Sourire aux lèvres, le ministre responsable de Montréal a été le premier à prendre le microphone, vendredi, dans la conférence de presse la plus courue en ville.

L'entente multipartite est d'une durée de cinq ans, de 2010 à 2014, et elle est assortie d'une option de renouvellement pour cinq autres années.

En 2010, les monoplaces auront rendez-vous au circuit Gilles-Villeneuve le 13 juin. L'épreuve ne sera pas tenue à date fixe pour ses éditions suivantes, mais se situera assurément dans les deux premières semaines de juin.

Les détails de l'entente sont conformes aux chiffres avancés ces dernières semaines: 75 millions sur 5 ans, 15 millions sur une base annuelle.

Le gouvernement fédéral contribue à la hauteur de 5 millions par année, comme Tourisme Montréal, par l'entremise d'une taxe spéciale sur les tarifs hôteliers. Le gouvernement du Québec (4 millions) et la Ville de Montréal (1 million) complètent le tableau.

« Une entente responsable »

Les voix de tous les intervenants résonnaient à l'unisson: les 75 millions proviennent de sources publiques, mais sont engagés de façon responsable, avec le contribuable en toile de fond. Le maire de Montréal, Gérald Tremblay, a résumé la conclusion de façon limpide.

« Aujourd'hui, la formule un dit oui à Montréal et Montréal dit oui à la formule un, mais pas à n'importe quel prix. Nous voulions un événement de classe mondiale, mais avec un investissement qui respecte la capacité de payer des contribuables. »

« Ensemble, les deux ordres de gouvernement (Ottawa et Québec) percevront quelque 18 millions en revenus fiscaux, contre un investissement pouvant aller jusqu'à 9 millions, a ajouté le ministre des Finances du Québec, Raymond Bachand. C'est donc une situation gagnante pour la formule un et les contribuables. »

L'entente a cependant pris du temps à se matérialiser. Ses modalités actuelles avaient déjà été proposées à Bernie Ecclestone il y a un an, au cours d'un voyage éclair de Bachand et de Michael Fortier (l'ancien ministre fédéral responsable de Montréal) à Londres, mais elles avaient été balayées du revers de la main.

Les 175 millions initialement exigés par le grand argentier sont passés à 75, à coup de persévérance et d'acharnement. Et le temps aura permis de faire des gains considérables, à mesure que les équipes de F1 exigeaient un retour en Amérique du Nord.

Le risque de l'événement sera toujours géré localement, par le promoteur François Dumontier, mais Ecclestone consent maintenant à rendre 30 % des revenus au guichet.

Des retombées énormes

« Pour les amateurs de F1 et l'économie montréalaise, le rugissement des moteurs est une véritable symphonie. »

C'est par cette formule préfabriquée que Christian Paradis a abordé les retombées économiques de l'épreuve montréalaise. Dans la seule métropole, l'événement permet d'engranger quelque 89 millions en recettes touristiques. C'est sans compter les centaines de millions de téléspectateurs dans le monde.

Le Grand Prix du Canada est l'événement touristique répétitif le plus important au pays, ont martelé tous les intervenants. Sa perte mettait la réputation de Montréal en jeu, a lancé le ministre Bachand, et son retour n'est que logique.

« Montréal retrouve sa place parmi les grandes villes internationales. Le public n'a jamais abandonné son Grand Prix et est récompensé en conséquence. »

Fait notable, les organisateurs du Grand Prix ont maintenant le loisir de faire l'impasse sur l'épreuve si la qualité du spectacle n'est pas à la hauteur de leurs attentes. Ce point s'est cependant perdu dans l'enthousiasme de la journée.

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