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Le choc des particules commence

Des scientifiques du CERN regardent sur un écran le premier choc des patricules.

Des scientifiques du CERN regardent sur un écran le premier choc des patricules.

Photo : AFP / Fabrice Coffrini

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2009 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Trois jours seulement après son redémarrage, les scientifiques du Centre européen de recherches nucléaires procèdent aux premières collisions de particules dans l'accélérateur géant.

Deux faisceaux ont circulé simultanément dans le grand collisionneur de hadrons (LHC), ce qui a permis aux scientifiques de l'Organisation européenne pour la recherche nucléaire (CERN) de tester pour la première fois la synchronisation des faisceaux et de procéder aux premières collisions de particules.

Cette expérience survient trois jours seulement après le redémarrage du LHC, qui a dû être arrêté durant 14 mois d'arrêt à la suite d'une panne survenue quelques jours seulement après son lancement fort médiatisé en septembre 2008.

Les scientifiques accueillent ces premiers résultats avec joie.

C'est une formidable nouvelle, le début d'une ère fantastique de physique et, espérons-le, de découvertes, après 20 ans d'efforts de la communauté internationale pour construire cette machine et ses détecteurs d'une complexité et d'un niveau de performance inédite.

Fabiola Gianotti. CERN

Les physiciens du CERN ont réalisé des collisions de particules en quatre points du circuit de 27 kilomètres enfoui à 100 mètres sous terre entre la France et la Suisse, dans la banlieue de Genève, et qui a coûté près de 6 milliards de dollars.

Selon les physiciens, ces collisions proton-proton en sens inverse doivent faire jaillir des particules élémentaires jamais observées et créer pendant un instant les conditions qui prévalaient dans l'Univers juste après le big bang, avant que les particules élémentaires ne s'associent pour former les noyaux d'atomes.

Les scientifiques veulent prouver l'existence des particules éphémères, comme le boson de Higgs, à l'origine de la notion de masse en physique théorique.

Une période de mise en service intense en vue de l'accroissement de l'intensité des faisceaux et de leur accélération est maintenant prévue.

McGill et l'UdM impliquées dans le projet

Une quinzaine de physiciens montréalais, dont les professeurs Brigitte Vachon, François Corriveau, Steven Robertson, Andreas Warburton, Claude Leroy et Georges Azuelos, des départements de physique des universités McGill et de Montréal, figurent parmi les membres de l'équipe qui analyseront les données recueillies par ATLAS, l'un des détecteurs. En outre, les responsabilités des scientifiques de McGill comprennent le développement d'un système de déclenchement conçu pour détecter les collisions de particules intéressantes qui se produisent à l'intérieur d'ATLAS.

Avec les informations de CERN

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