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Questions identitaires au menu

La chef du Parti québécois, Pauline Marois

La chef du Parti québécois, Pauline Marois

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2009 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

L'idée d'imposer le français au cégep soulève les passions au colloque du PQ, qui se déroule en fin de semaine. Pauline Marois veut déposer un projet de loi sur la primauté du français, la laïcité de l'État et l'égalité entre hommes et femmes.

Quelque 500 délégués du Parti québécois sont réunis en conseil national en fin de semaine, à Montréal. La question identitaire est au centre des discussions, mais c'est surtout l'idée d'imposer le français au cégep qui a soulevé les passions.

Tous ne s'entendent pas sur cette proposition de l'aile jeunesse d'étendre la loi 101 au collégial, mais elle rallie tout de même plusieurs députés.

« Personnellement, je penche vers ça. On a essayé d'imaginer une autre solution, mais elle ne tient pas le coup », estime le député de Borduas et porte-parole en matière de langue et d'éducation, Pierre Curzi.

« Je pense qu'il faut un outil qui soit clair, solide, ferme et l'idée d'imposer une maîtrise du français de la part des diplômés collégiens me sourit de plus en plus », affirme le député de Vachon, Camil Bouchard.

Marc Laviolette, du SPQ libre, se montre plus catégorique. « C'est au niveau du cégep qu'on s'imprègne de toute la culture québécoise, qu'on forme les futurs dirigeants d'entreprises ou des cadres de demain. C'est important que ça se fasse en français parce que ces gens là, après, seront plus soucieux, entre autres, que le français soit la langue de travail dans les lieux où ils vont travailler », dit-il.

De son côté, Pauline Marois refuse de se prononcer, prétextant vouloir laisser parler la base.

Même son de cloche du côté du président du PQ, Jonathan Valois, qui estime que le Québec doit plutôt consacrer ses efforts à colmater la brèche causée par la Cour suprême du Canada, qui a invalidé des dispositions de la loi 104 qui restreignaient l'accès à l'école anglaise.

« Il me semble que la solution de demain c'est de dire qu'on étend la loi 101 à même le privé non subventionné au Québec, donc toutes les écoles même privées non subventionnées devront souscrire à la loi 101 », dit-il.

Inquiets pour la langue

Les délégués ont aussi discuté d'autres moyens d'intégrer les immigrants à la majorité francophone.

Ils se disent inquiets de la situation de la langue française au Québec, et plus particulièrement à Montréal. Le président du PQ, Jonathan Valois, a donné le ton dans son discours d'ouverture en affirmant qu'il en avait assez de ne pas pouvoir « acheter un bagel en français » à Montréal. « Ça m'énerve », a-t-il dit devant les militants.

Pour l'application de la loi 101 dans les CPE

La proposition de Pauline Marois d'étendre l'application de la loi 101 dans les Centres de la petite enfance (CPE) pour obliger les enfants des familles allophones à fréquenter des garderies en français a reçu des appuis.

« Il paraît qu'il y aurait autant de CPE anglophones que francophones sur l'île de Montréal. Je trouve ça inacceptable. Les enfants des nouveaux arrivants, les enfants des nouveaux Québécois doivent fréquenter des CPE francophones », a déclaré, samedi, le député de Marie-Victorin, Bernard Drainville.

Par ailleurs, Pauline Marois estime que le Québec doit explorer l'idée d'obliger tous les nouveaux arrivants à parler un français fonctionnel, quitte à demander à Ottawa de modifier sa loi sur l'immigration.

Une proposition audacieuse, admet Mme Marois, qui affirme que des mesures draconiennes doivent être mises en place pour renforcer la langue française et l'intégration des immigrants au Québec.

Elle entend d'ailleurs déposer dès la semaine prochaine un projet de loi sur la primauté du français à l'Assembleé nationale. Elle souhaite aussi enchâsser dans une loi la laïcité de l'État et l'égalité entre les hommes et les femmes. Ce projet de loi a toutefois peu de chance de gagner l'adhésion du gouvernement Charest et d'être adopté.

Deux autres grands brassages d'idées du genre sont prévus avant le congrès général du parti qui n'aura lieu qu'en 2011, année pendant laquelle le PQ adoptera son nouveau programme électoral.

Raymond Archambault appuie le PQ

Présent au colloque samedi, celui qui a été la voix de l'information à la radio de Radio-Canada pendant plus de 25 ans a surpris tout le monde en appuyant publiquement le Parti québécois.

En entrevue à Cyberpresse, il explique avoir contacté les dirigeants du PQ il y a quelques semaines pour leur signifier son intérêt à collaborer avec le parti. « Je ne savais pas à quel niveau, mais je voulais donner un coup de main, m'impliquer », explique-t-il. Il s'est retrouvé sur scène devant les 500 délégués du PQ, samedi, pour animer une plénière.

Souverainiste convaincu, Raymond Archambault dit compter sur le PQ pour « remettre la souveraineté sur les rails » et obtenir un troisième référendum. Il soutient faire pleinement confiance au leadership de Pauline Marois.

Il reste bien vague en revanche sur son intention de se présenter éventuellement dans un comté. « On m'a posé la question, mais la réflexion commence à peine. Je suis conscient de mon âge, j'ai 62 ans. J'aurai 65 aux élections. On peut parler de Mitterrand ou de Charles de Gaulle, mais je me demande si j'ai cette énergie et la santé nécessaire », a-t-il dit.

À la retraite depuis quatre mois, Raymond Archambault a été à l'emploi de Radio-Canada durant 32 ans.

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