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Reconstruire sans l'armée

Des soldats canadiens en patrouille dans le district d'Arghandab.

Des soldats canadiens en patrouille dans le district d'Arghandab (archives)

Photo : La Presse canadienne / AP/Musadeq Sadeq

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2009 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le ministre canadien de la Défense, Peter MacKay, croit que des civils canadiens pourraient continuer d'oeuvrer au développement du pays au-delà de 2011, même si tous les soldats sont rapatriés.

Le ministre canadien de la Défense, Peter MacKay, affirme que des civils canadiens seraient capables de poursuivre leurs efforts de reconstruction et d'aide au développement en Afghanistan au-delà de 2011, même si l'armée canadienne devait rapatrier la totalité de ses soldats.

« Qu'il s'agisse de projets d'immunisation des enfants, dans lesquels nous sommes très engagés, de réduire la taux de mortalité infantile, des projets de construction d'écoles, de routes, d'irrigation [...] il y a moyen de poursuivre ça sans que l'armée canadienne ne soit présente », a-t-il déclaré vendredi.

Ces propos, lancés lors d'une conférence de presse organisée en prélude au Forum sur la sécurité internationale de Halifax, sont tenus deux jours après que le quotidien La Presse eut annoncé que tous les soldats canadiens déployés en Afghanistan seront rappelés sans exception lorsque la mission de combat sera terminée. Aucun soldat ne resterait ainsi sur place pour des missions d'une autre nature.

Le gouvernement Harper maintient que la mission de combat des soldats canadiens en Afghanistan cessera en juillet 2011, mais un flou persiste sur le rôle que le gouvernement canadien pourrait jouer au-delà de cette date. Tant la Défense nationale que les Affaires étrangères affirment qu'aucune décision n'est prise à ce sujet.

Le ministre MacKay soutient que des responsables canadiens ont déjà eu dans le passé des discussions avec des alliés afin que des soldats d'un autre pays protègent des civils canadiens d'éventuelles attaques des insurgés.

« Par exemple, le projet de construction du barrage de Dalha, qui était protégé par une base avancée qui était essentiellement canadienne, est maintenant protégé essentiellement par des Américains », a-t-il noté.

Le ministre MacKay a dit que des discussions à ce sujet se poursuivent, mais laisse entendre que le débat sur l'avenir de la mission afghane est quelque peu otage de la décision que les Américains devraient annoncer au sujet de leur engagement militaire dans le pays.

Le président américain Barack Obama doit bientôt annoncer sa nouvelle stratégie afghane. Il pourrait y déployer jusqu'à 40 000 militaires, selon l'un des scénarios à l'étude, mais les experts s'attendent davantage à ce qu'il en envoie de 20 000 à 30 000. Cette décision doit être annoncée au cours des prochains jours.

Le ministre MacKay a par ailleurs dit ne pas être au courant de la nouvelle rapportée par Le Devoir vendredi matin. Le quotidien montréalais soutient que, peu importe la décision qui sera prise au sujet de l'avenir de la mission afghane, elle ne fera l'objet d'aucun vote à la Chambre des communes. Peter MacKay dit ne pas avoir entendu parler de cette affaire.

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