•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Images d'un futur passé

L'homme vite, Guy Borremans, 1963.

L'homme vite, Guy Borremans, 1963.

Photo : ONF/NFB

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2009 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le CCA présente l'exposition « Entracte: Films d'un futur héroïque », qui réunit des films d'archives et des inédits de la NASA. Autant de regards sur un XXe siècle obsédé par la vitesse et la conquête de l'espace.

La vitesse: elle a hanté, telle une obsession, tout le XXe siècle, bousculé nos modes de vie, de pensée.

Aviation, automobile, aérospatiale, chaque percée dans ces domaines a été l'occasion de conquêtes nouvelles de l'espace, de nouveaux records, d'engouements populaires.

Ses manifestations mécanisées ont aussi, parfois, été cause de désarroi, allant jusqu'à susciter une nostalgie inédite d'un monde d'avant la machine.

En ce début de XXIe siècle, où nous voilà désormais dans l'ère du virtuel, où la vitesse se confond avec l'instantanéité, les chocs ressentis par ces conquêtes passées peuvent sembler d'un autre monde. C'est qu'avec un siècle de percées en tous genres derrière nous, le progrès n'a plus seulement un futur, mais aussi une histoire.

Puisant à différents fonds d'archives, le Centre canadien d'architecture (CCA) a rassemblé de nombreux films, longs et courts, d'avant-garde ou expérimentaux, archives, publicités d'époque, illustrant de multiples façons la fascination de l'humanité pour la vitesse et la conquête de l'espace.

Les films, obtenus pour l'exposition « Entracte: Films d'un futur héroïque » auprès de la NASA, du Musée national de l'air et de l'espace de la Smithsonian Institution, de l'ONF et d'Ubu Web, ont rarement été présentés en public.

Présentée du 25 novembre 2009 au 28 février 2010, elle suit l'exposition « La vitesse et ses limites », qui marque le centenaire du futurisme italien. Elle sera elle-même suivie par « Autres odyssées de l'espace », qui « s'attardera aux projets architecturaux historiques et contemporains liés au voyage dans l'espace, à l'idée de progrès et au rôle de la technologie ».

Les projections dans la salle principale sont organisées de façon thématique, comme le rythme, la vitesse, le vol, les cosmonautes et l'espace. Dans une seconde salle seront projetées des sélections de l'ONF (incluant des oeuvres de Norman McLaren et Claude Jutra) et d'Ubu Web, site consacré à l'avant-garde.

Rouli-roulant, Claude Jutra, 1966.
Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Rouli-roulant, Claude Jutra, 1966.

Photo : ONF/NFB

Aussi, une troisième salle est réservée à la projection de pellicules de la NASA, des documents tournés dans l'espace et depuis la surface de la Lune entre 1966 et 1972. Numérisées il y a peu, ces pellicules n'ont pour l'essentiel jamais été montrées en public.

Les films fournis la Smithsonian Institution retracent pour leur part l'histoire de l'aérospatiale, depuis les frères Wright jusqu'à la navette spatiale. Notons un film tourné lors d'un voyage de 1935 en zeppelin au-dessus des Andes et le célèbre Voyage dans la lune (1902) de Georges Méliès.

Aussi, cette curiosité: des films tournés par une division de Disney, Tomorrowland, dans les années 1950, mettant en vedette l'Allemand Werner von Braun, père du premier missile balistique, le V2, produit pour le compte des nazis. Le scientifique sera par la suite récupéré par l'armée américaine, puis par la NASA.

On y voit celui qui fut un des maîtres d'oeuvre du programme spatial américain décrire des systèmes de fusée, de station spatiale, ainsi que les plans d'une mission lunaire.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !