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Les opposants aux PPP reviennent à la charge

Maquette du CHUM

Maquette du CHUM

Photo : Site du centre hospitalier

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2009 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

La Coalition CHU sans PPP demande au gouvernement d'abandonner les partenariats public-privé et de construire les centres hospitaliers universitaires de Montréal avec les ressources publiques.

Une coalition de médecins, d'architectes et de syndicalistes demande au gouvernement de faire rapidement marche arrière, d'abandonner les partenariats public-privé (PPP) et de revenir immédiatement au mode public pour les projets de centres hospitaliers universitaires de Montréal.

« Le vérificateur général remet sérieusement en question le choix du mode PPP pour la construction du CHUM et du CUSM. Les analyses économiques ont été biaisées dans le but d'appuyer un choix idéologique contestable du gouvernement québécois », soutient la Coalition CHU sans PPP.

Cette sortie survient au lendemain du dépôt du rapport du vérificateur général du Québec, Renaud Lachance, qui soutient que les PPP ne sont pas forcément la solution la moins coûteuse.

M. Lachance affirme notamment que Québec a calculé de manière « irréaliste » ce qu'il en coûterait pour entretenir les centres hospitaliers universitaires en mode traditionnel, c'est-à-dire en recourant uniquement au secteur public.

Le vérificateur, qui a examiné à la loupe les études menées par PPP Québec, estime que le gouvernement a exagéré « l'indice de vétusté physique » qui affecterait les immeubles.

En conférence de presse jeudi matin, le médecin Alain Vadeboncoeur, porte-parole de la Coalition CHU sans PPP, a soutenu que « tout nous dit [dans le rapport du vérificateur général] qu'il y a peut-être des erreurs fondamentales dans l'évaluation » des projets de PPP, lesquels touchent les centres hospitaliers universitaires « pour les 50 prochaines années ».

Dans les circonstances, le Dr Vadeboncoeur considère qu'il serait préférable de retarder le projet de quelques mois plutôt que de lancer des projets de plusieurs milliards en PPP dès maintenant.

De son côté, le vice-président de la CSN, Louis Roy, a affirmé « qu'on est tout près d'une certaine collusion entre l'Agence des PPP, les consultants et les consortiums. Tous ces gens-là ont travaillé dans l'opacité totale, dans une certaine [...] omerta ».

Quant à Régine Laurent, présidente de la Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec, elle a dit considérer qu'avec le rapport du vérificateur général, si le gouvernement ne recule pas, « on a un méchant problème au Québec ». Il faudrait alors en conclure « que le gouvernement peut faire n'importe quoi, comme il veut, tout croche, ça coûte plus cher, mais parce qu'on est rendu là et politiquement on ne peut pas reculer, on y va quand même », a-t-elle soutenu.

La Coalition CHU sans PPP regroupe des représentants des Médecins québécois pour le régime public, la Confédération des syndicats nationaux (CSN), la Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec (FIQ), l'Ordre des architectes du Québec, le Secrétariat intersyndical des services publics (SISP), la Fédération de la santé et des services sociaux de la Confédération des syndicats nationaux (FSSS-CSN), le Conseil central de Montréal, et l'Alliance du personnel professionnel et technique de la santé et des services sociaux (APTS).

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