Moins d'absentéisme scolaire
Le nombre d'écoles où manque plus d'un élève sur dix a diminué au Québec. La question de la deuxième dose de vaccin pour les jeunes enfants ne fait toujours pas l'unanimité entre Québec et Ottawa.
La pandémie de la grippe A (H1N1) a tenu moins d'enfants loin de l'école du 2 au 6 novembre que la semaine précédente. La santé publique du Québec rapporte en effet que 82 établissements scolaires de moins étaient aux prises avec un taux d'absentéisme supérieur à 10 %.
- 1 407 618 personnes vaccinées après la journée de dimanche
La pertinence d'administrer une seconde dose de vaccin aux tout-petits ne fait toujours pas l'unanimité. Alors qu'Ottawa le recommande, Québec préfère encore attendre, interprétant différemment les chiffres provenant d'une même étude.
Selon le Dr François Boucher, pédiatre infectiologue au CHUL et membre du comité d'immunologie du Québec, les résultats préliminaires montrent que 100 % des enfants évalués jouissaient d'une réponse immunitaire suffisante après avoir reçu une seule dose de vaccin adjuvanté. Il ne serait donc pas nécessaire de revacciner les enfants après 21 jours, sauf ceux qui sont immunosupprimés ou qui souffrent de maladies chroniques.
Quelque 200 000 doses de vaccins antigrippaux seront disponibles au cours des prochains jours pour immuniser les Québécois contre le virus pandémique. C'est le quart de la quantité optimale hebdomadaire initialement prévue pour la plus vaste campagne jamais menée par la province, soit 800 000 doses.
Bolduc confiant
Questionné à ce sujet en marge d'une annonce sur le complexe intégré de formation des sciences de la santé de l'Université Laval, le ministre de la Santé du Québec, Yves Bolduc, a néanmoins réitéré que l'objectif de vacciner 100 000 personnes par jour devrait être atteint dès que le problème d'approvisionnement sera réglé.
« Actuellement, je suis assez confiant de pouvoir vacciner tout le monde avant les fêtes, a-t-il déclaré. Aucun indice ne nous fait dire qu'on ne sera pas capable. » L'opération devrait coûter autour de 200 millions de dollars, et Québec paiera la note. « Il n'y a pas de prix pour s'assurer que tout soit bien fait ».
Les jeunes ciblés
Les 5 à 19 ans constituent le nouveau groupe prioritaire. L'Agence de la santé et des services sociaux de la Montérégie avance d'ailleurs leur vaccination, qui devait initialement débuter le 19 novembre.
Le transport scolaire des élèves s'organise; les autorités planifient les horaires et les trajets. Des annonces devraient avoir lieu dans les prochains jours.
À Québec, la vaccination a fonctionné à plein régime au cours de la fin de semaine, tant qu'il y a eu des vaccins. De nouvelles doses devraient être disponibles mercredi, ce qui permettra la réouverture des centres de vaccination.
Les situations varient toutefois d'une région à l'autre. Par exemple, les centres sont fermés à Lévis, mais demeurent ouverts à Montmagny, juste à côté.
Moins de perte
La Santé publique du Québec n'aurait pas gaspillé des doses de vaccins, comme d'autres autorités sanitaires du pays. « C'est beaucoup moins que dans d'autres provinces », a assuré le ministre.


