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Charles, le Crosby du courte piste

Radio-Canada

Bonjour à tous,

Quel week-end exceptionnel a connu Charles (Hamelin)! Simplement phénoménal! Charles, c'est le Sidney Crosby du courte piste. Il ressort tellement du lot par rapport aux autres.

Charles Hamelin

Charles Hamelin

Photo : La Presse canadienne / Graham Hughes

Nous, on le voit tous les jours à l'entraînement. Il est très fort. Il possède des qualités exceptionnelles.

Fatigué ou pas, il est capable de performer... ce qui n'est vraiment pas mon cas. Il faut dire qu'à mon âge (33 ans), tout doit être optimal pour que j'obtienne du succès.

Charles, c'est aussi le genre de gars qui s'entend bien avec tout le monde. Il ne dit jamais un mot plus haut que l'autre. Il a vraiment tout pour lui. C'est pour ça que quand il réussit, comme à Montréal avec ses quatre médailles (dont deux d'or), toute l'équipe se réjouit pour lui.

J'ai vraiment adoré l'ambiance qui régnait à cette Coupe du monde à Montréal. Les spectateurs ont vraiment embarqué, surtout au relais. C'est sûr qu'à voir des courses en direct, tu constates que les patineurs sont beaucoup plus rapides qu'à la télé.

Personnellement, mon objectif était d'atteindre les demi-finales du 1000 m. Mais ma vague quart de finale était très relevée, ça ressemblait davantage à une demi-finale, et j'ai dû me contenter du 3e rang (seules les 2 premières passent en demi-finales).

Par contre, je suis contente parce que j'ai réussi un dépassement aux dépens de l'Américaine Katherine Reutter, qui domine pas mal ces temps-ci. Les entraîneurs étaient contents, donc ça m'encourage parce qu'il y a encore des aspects sur lesquels nous n'avons pas encore travaillé.

Rester debout

Au relais, nous sommes satisfaites de notre médaille de bronze malgré les nombreux rebondissements. D'abord, en demi-finales, Marianne (St-Gelais) a chuté tout de suite après le départ, en raison d'un solide coup de coude de la Coréenne. Elle s'est retrouvée à l'intérieur des blocs.

Marianne St-Gelais et Tania Vicent

Marianne St-Gelais devant Tania Vicent

Photo : La Presse canadienne / Graham Hughes

Afin de ne pas être disqualifiée, elle a dû revenir sur ses pas et ressortir au même endroit où elle avait été bousculée. À ce moment-là, il n'y avait plus aucune chance de revenir sur les autres. Mais à la reprise vidéo, les juges ont disqualifié les Coréennes et nous ont fait avancer en finale.

Une fois en finale, les mots d'ordre des entraîneurs étaient: combattre, attaquer et profiter des occasions. Mais encore une fois, c'est plutôt le mot chute qui a prévalu. Avant que Kalyna (Roberge) ne se retrouve sur les fesses, nous étions collées sur les Chinoises et ça, c'est très bon, nous avons le potentiel pour les suivre.

Il faut dire que si nous n'avions pas eu déjà notre billet pour le relais olympique, Kalyna n'aurait probablement pas tenté son dépassement. Mais comme notre place est déjà assurée parce que nous sommes le pays organisateur, c'est le temps pour nous d'essayer des choses.

C'est pour cette raison que ça a brassé pas mal au relais. À Montréal, comme à Marquette ce week-end, les autres pays tentent de décrocher l'une des sept places restantes pour les Jeux olympiques.

Nous, à Marquette, on aimerait ça par contre avoir un relais qui se tient debout. Hormis en Chine, il y a une fille qui a chuté chaque fois depuis le début de la saison.

Comme des joueurs de hockey

Nous sommes arrivés dans cette petite ville du Michigan lundi en fin d'après-midi... par un vol nolisé. On se sentait comme des joueurs de hockey. Il paraît que le prix des billets Montréal-Marquette était exorbitant et ça revenait moins cher de réserver un vol nolisé.

C'était bien parce qu'on a pu apporter des breuvages dans l'avion, puisque nous avons passé les douanes seulement à Sault Ste. Marie. Par contre, même si l'avion était juste pour nous, le vol a été retardé... François (Hamelin) avait oublié son passeport!

Donc, à notre arrivée, au lieu de nous rendre à l'hôtel, nous avons pris directement le chemin de l'aréna pour un premier entraînement à 17 h.

C'est la deuxième fois que je participe à une Coupe du monde à Marquette. Et chaque fois, nous sommes super bien accueillis. Il y a de petits patins accrochés partout sur les lampadaires. Mardi, au centre commercial, les gens nous reconnaissaient comme patineurs et nous encourageaient. Nous ne sommes pas des vedettes, mais c'est agréable et c'est motivant.

À bientôt.