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Devoir de mémoire

Un moment de recueillement, mais aussi l'occasion de renforcer les liens entre les deux anciens ennemis

Un moment de recueillement, mais aussi l'occasion de renforcer les liens entre les deux anciens ennemis

Photo : AFP

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2009 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le monde a souligné dans la diversité le 91e anniversaire de l'Armistice, qui marqua la fin de ce que l'on appelle la Grande Guerre, celle de 1914-1918.

Le monde a marqué mercredi le 91e anniversaire de l'Armistice, qui concrétisa la fin de ce que l'on appelle la Grande Guerre, celle de 1914 à 1918.

À cette occasion, et deux jours après avoir célébré à Berlin les 20 ans de la chute du mur, Nicolas Sarkozy retrouvait mercredi Angela Merkel à Paris pour souligner l'événement, dans une cérémonie inédite conçue comme un nouvel épisode de l'amitié franco-allemande.

Nicolas Sarkozy et Angela Merkel sont allés ensemble au pied de l'Arc de Triomphe, dans la capitale française, pour raviver la flamme du tombeau du soldat inconnu.

Une nouvelle ère franco-allemande

C'est la première fois qu'un chef du gouvernement allemand participe aux côtés d'un président français à la commémoration de l'Armistice de la guerre de 1914-1918, qui marque la défaite de l'armée allemande. Nicolas Sarkozy a tenu à souligner la portée historique de cet événement en qualifiant de « geste exceptionnel d'amitié » la présence d'Angela Merkel.

Il est à signaler qu'après La Marseillaise, c'est l'hymne national allemand qui a retenti, autre symbole du passage à une nouvelle ère.

Ce 11 novembre, nous ne commémorons pas la victoire d'un peuple contre un autre, mais une épreuve qui fut aussi terrible pour l'un que pour l'autre.

Une citation de :Le président français Nicolas Sarkozy

Les deux dirigeants devraient annoncer de nouvelles initiatives pour renforcer le lien entre les pays en janvier, à l'occasion de l'anniversaire du traité de l'Élysée signé en 1963 par le président Charles de Gaulle et le chancelier Konrad Adenauer.

Une commémoration émouvante à Londres

Une couronne de fleurs déposée à l'abbaye de Westminster avec la note : « À la mémoire de nos glorieux soldats morts au combat », de la part d'Élisabeth II et de Philippe.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Une couronne de fleurs déposée à l'abbaye de Westminster avec la note : « À la mémoire de nos glorieux soldats morts au combat », de la part d'Élisabeth II et de Philippe.

Photo : AFP / AFP PHOTO/Johnny Green/WPA POOL

Le jour du Souvenir a pris une signification particulière au Royaume-Uni, où les trois derniers vétérans britanniques de la Première Guerre mondiale résidant au Royaume-Uni se sont éteints cette année. Il s'agit de MM. Bill Stone (108 ans) Henry Allingham (113 ans) et Harry Patch (111 ans).

C'est en présence de la reine Élisabeth II ainsi que du premier ministre Gordon Brown et de son épouse, que s'est tenue la cérémonie à l'abbaye de Westminster, à Londres.

La reine d'Angleterre a invité le public à respecter deux minutes de silence à la mémoire « d'une génération qui disparaît », à 11 h, heure locale.

Le Canada marque également cette journée de souvenir.

À Ottawa, la gouverneure générale et le premier ministre Stephen Harper participent aux célébrations sur la colline du Parlement. La cérémonie nationale, devant le cénotaphe, a lieu cette année en présence du prince Charles qui termine sa visite au Canada.

En Afghanistan, les soldats canadiens déployés à Kandahar se sont pour leur part recueillis à la mémoire de leurs 133 camarades morts dans le pays depuis 2002.

Les ministres de la Défense Peter MacKay et de l'Industrie Tony Clement étaient aussi sur place. Le commandant Jonathan Vance a comparé le sacrifice des militaires en Afghanistan à celui des générations précédentes. Il espère que les efforts des Forces canadiennes apporteront la paix dans le pays.

Aux États-Unis, le président Obama a participé à une cérémonie officielle au cimetière militaire d'Arlington, près de Washington.

Au lendemain de la cérémonie commémorative des victimes de la tuerie de Fort Hood, au Texas, le président américain a livré un discours où il s'est engagé à ne pas oublier les dizaines de milliers de militaires de retour d'Afghanistan et d'Irak.

« L'Amérique ne vous laissera pas tomber. Nous prendrons soin des nôtres », a-t-il déclaré.

Après les célébrations, le président Obama et son épouse ont marché à travers les allées du cimetière et se sont entretenus avec des gens qui se recueillaient sur la tombe de leur proche.

Dans l'après-midi, Barack Obama rencontre à nouveau ses conseillers pour discuter de l'orientation de la stratégie américaine en Afghanistan. Il doit prendre une décision à se sujet prochainement.

Aux origines de la Grande Guerre

Le dimanche 28 juin 1914, l'héritier du trône austro-hongrois, François-Ferdinand, est assassiné par un nationaliste serbe à Sarajevo. L'Empire austro-hongrois riposta en attaquant la Serbie. Deux poids lourds appuient ces deux pays, l'Allemagne du côté de l'Autriche-Hongrie, la Russie du côté serbe.

À l'époque, le continent européen est divisé en deux blocs, les Alliés d'un côté (France, Royaume-Uni, Russie), les Puissances centrales de l'autre (Allemagne, Autriche-Hongrie)

Le 3 août, l'Allemagne envahit la Belgique, restée neutre, et se dirige vers la France. Elle espère une conquête rapide, afin de se concentrer sur le front russe. Devant l'invasion allemande, le Royaume-Uni entre en guerre le lendemain, après un ultimatum sans effet. Il entraîne le Canada dans son sillage, ce dernier faisant alors partie de l'Empire britannique.

La guerre promettait d'être courte. Elle dura quatre ans.

Pour en savoir plus

Avec les informations de Agence France-Presse, et Associated Press

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