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Rien ne va plus

Manuel Zelaya

Manuel Zelaya

Photo : AFP / Orlando Sierra

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2009 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le camp du président déchu, Manuel Zelaya, accuse le président de fait, Roberto Micheletti, d'avoir torpillé l'accord de sortie de crise.

La lueur d'espoir d'un règlement de la crise politique au Honduras semble s'éteindre. Le camp du président déchu Manuel Zelaya accuse le président de fait, Roberto Micheletti, d'avoir torpillé l'accord de sortie de crise, en raison de la formation d'un gouvernement d'« union nationale » sans les ministres de M. Zelaya.

« L'accord a été mis en échec par la faute de Micheletti [...] et il n'a pas convoqué le Congrès national » pour voter le rétablissement au pouvoir du président déchu, a déclaré Jorge Arturo Reina, membre de la Commission de vérification de l'accord de sortie de crise conclu par MM. Micheletti et Zelaya.

Soutenant que le « gouvernement d'union et de réconciliation » respectait les termes de l'accord, Roberto Micheletti avait cependant précisé que celui-ci ne comprenait aucun ministre de son rival réfugié à l'ambassade du Brésil.

Le Congrès national aurait dû voter sur le retour de Manuel Zelaya à la présidence, dont le principe est inscrit dans l'accord, mais la date de la session parlementaire n'a pas été fixée, les députés étant en vacances parlementaires.

M. Zelaya a indiqué que la communauté internationale « devra étudier quelles [étaient] les mesures à prendre » après l'échec de l'accord de sortie de crise.

Cependant, « celui qui approuve la violence commettrait une grave erreur », a-t-il ajouté en faisant allusion à une série d'attentats perpétrés dans le pays, notamment contre la radio HRN (proche des putschistes) et contre le maire de La Virtud, une localité de l'ouest du pays.

Manuel Zelaya, renversé et expulsé du Honduras le jour où il avait organisé une consultation populaire envisageant une réforme de la Constitution qui interdit à un président de briguer un second mandat, est toujours réfugié à l'ambassade du Brésil à Tegucigalpa, où il est revenu le 21 septembre par surprise, suscitant la joie de ses partisans dans la capitale.

Le mandat de Manuel Zelaya expire le 27 janvier 2010, date d'entrée en fonction du nouveau président, qui doit être désigné par l'élection présidentielle prévue le 29 novembre, couplée avec des législatives.

Avec les informations de Agence France-Presse

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