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Consternation à Dalhousie

La centrale de Dalhousie

La centrale de Dalhousie

Radio-Canada

L'annonce de la fermeture de la centrale électrique de Dalhousie dans la foulée de la vente d'Énergie Nouveau-Brunswick à Hydro-Québec crée de la frustration et une vive déception dans la ville.

La ville de Dalhousie, dans le nord du Nouveau-Brunswick, qui était jadis un fleuron industriel, perd un autre employeur important. Sa centrale électrique, qui compte environ 85 travailleurs, sera bientôt fermée.

Le premier ministre du Nouveau-Brunswick, Shawn Graham, et son homologue du Québec, Jean Charest, ont dévoilé une entente de principe qui mènera à la vente d'actifs d'Énergie Nouveau-Brunswick à Hydro-Québec. Toutefois, Hydro-Québec n'achètera pas la centrale de Dalhousie, qui sera progressivement fermée

Le travailleur Jean-Marc Diotte a beaucoup de difficulté à accepter cette annonce. « C'est bien beau entendre M. Graham qui s'excuse puis qu'il se sent mal pour la ville de Dalhousie. Ça ne lui fait rien en tout, la ville de Dalhousie. M. Graham, regarde au gros portait », dit-il.

« Je n'ai aucune chance. Je ne peux aller travailler, peut-être bien à Belledune ou à Saint-Jean, mais ça ne sera pas plus d'une autre année. Où je vais après ça ? », se demande M. Diotte.

Ce même sentiment de frustration s'exprime partout dans la ville. « On a perdu le moulin, on a perdu Pionneer, Olin. Là, on perd l'électricité. Ça fait que bientôt, on n'aura plus rien », lance Rachel Doucet, une citoyenne.

« Il n'y a plus rien. Nous autres, on est déménagé à Dieppe parce qu'il n'y avait pas d'emploi ici », indique Lorraine Babin, autre citoyenne.

Le maire, Clem Tremblay, a écouté les détails de la transaction entre Hydro-Québec et Énergie Nouveau-Brunswick. Il est atterré.

« Mais aujourd'hui, dans les 104 municipalités de la province du Nouveau-Brunswick, c'est encore la ville de Dalhousie qui en souffre le plus », a déclaré Clem Tremblay.

Désemparé par cette nouvelle tuile qui tombe sur sa ville, le maire Tremblay exhorte le gouvernement à trouver rapidement des solutions de rechange. « Donnez-nous des infrastructures, créez de l'emploi, créez de l'emploi immédiatement », dit-il.

Le conseiller municipal Marc Arseneault dénonce la décision du gouvernement provincial. « On va pousser puis on va tenir le gouvernement responsable pour la perte de la centrale thermique parce qu'en réalité, cette entente accélère la fermeture de cette centrale », déplore M. Arseneault.

La centrale électrique de Dalhousie apporte chaque année à la municipalité des revenus fiscaux de 1,6 million de dollars. Elle cessera sa production quand elle aura épuisé son approvisionnement de combustible importé du Venezuela, ce qui devrait se produire d'ici l'été prochain.

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