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Taillon choisit Bonnardel

Gilles Taillon et François Bonnardel

Gilles Taillon et François Bonnardel

Radio-Canada

Le nouveau chef de l'Action démocratique du Québec, Gilles Taillon, choisit son fidèle allié François Bonnardel pour diriger l'aile parlementaire adéquiste, tandis que Sylvie Roy obtient le rôle de leader du deuxième groupe d'opposition.

Le nouveau chef de l'Action démocratique du Québec, Gilles Taillon, a annoncé mercredi qu'il confie le rôle de chef parlementaire au député de Shefford, François Bonnardel, jusqu'à ce qu'il soit lui-même élu à l'Assemblée nationale.

Du coup, la chef actuelle de l'aile parlementaire adéquiste, Sylvie Roy, devient la leader parlementaire du deuxième groupe d'opposition à l'Assemblée nationale. Mme Roy sera aussi responsable des dossiers de l'éducation et du travail.

Sylvie Roy « a fait un travail colossal comme chef par intérim et a toute la préparation comme avocate pour faire le travail de leader parlementaire », a affirmé M. Taillon.

Mme Roy n'a pas gardé ses fonctions de chef parlementaire puisqu'elle avait elle-même indiqué qu'elle ne souhaitait pas conserver ce poste, a expliqué M. Taillon.

Pailleurs, Gérard Deltell deviendra porte-parole de l'ADQ en matière de développement économique.

Janvier Grondin conserve pour sa part son rôle de président du caucus des députés adéquistes.

M. Taillon a affirmé qu'il n'était pas mal à l'aise avec le fait que son nouveau chef parlementaire, M. Bonnardel, entretient une relation avec la vice-première ministre Nathalie Normandeau. « On est dans l'ordre de la vie privée. Il n'y a rien qui me montre que M. Bonnardel n'est pas en mesure de faire un excellent travail. Il l'a prouvé même depuis que la relation existe », a soutenu M. Bonnardel.

En conférence de presse, Gilles Taillon a indiqué qu'il avait refusé à son rival dans la course à la direction de l'ADQ, Éric Caire, l'établissement d'un système de cogestion à la tête du parti, estimant que cette solution était « inacceptable ».

J'ai été élu chef. Je suis le seul à avoir eu 50 % plus 1. Les deux collègues ont reconnu que j'étais un chef légitime. Il faut accepter le processus. J'agis à partir d'aujourd'hui comme chef.

Gilles Taillon

Interrogé sur la raison pour laquelle il n'a pas répondu favorablement à la demande d'Éric Caire d'être chef parlementaire, M. Taillon a dit en avoir discuté avec le principal intéressé et lui avoir fait « des offres », sans élaborer davantage. Puis, Radio-Canada a appris qu'Éric Caire, insatisfait de l'offre de son nouveau chef, sera absent de l'Assemblée nationale pour quelques semaines.

Radio-Canada a également appris que Gilles Taillon veut devenir le directeur général du parti, ce qui lui permettrait de toucher un salaire.

Rappelons que M. Taillon a remporté la course à la direction adéquiste par seulement deux voix dont une, bidon, au nom du défunt président gabonais Omar Bongo.

Sur les récentes allégations de Mme Roy sur des liens présumés entre trois ministres du gouvernement Charest et l'entrepreneur Tony Accurso, M. Taillon a réitéré son appui à Mme Roy, affirmant qu'« elle a posé une question opportune » à laquelle le premier ministre avait eu l'occasion de répondre en chambre.