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Sylvie Roy se dit victime d'intimidation

L'ex-chef intérimaire de l'ADQ, Sylvie Roy
L'ex-chef intérimaire de l'ADQ, Sylvie Roy

L'ex-chef parlementaire de l'ADQ estime que les libéraux devraient ordonner une commission d'enquête sur l'industrie de la construction plutôt que de déposer une motion de blâme contre elle.

L'ex-chef parlementaire de l'Action démocratique du Québec (ADQ), Sylvie Roy, se dit victime d'intimidation de la part des libéraux au pouvoir.

En point de presse mercredi matin, Mme Roy a affirmé que le gouvernement Charest cherchait à l'intimider et à la faire taire en déposant une motion de blâme à son endroit.

« Aujourd'hui, ce que l'on constate, c'est que le gouvernement Charest, au lieu de faire le vrai procès, le procès de la commission d'enquête sur l'industrie de la construction, a décidé de faire mon procès à moi », a affirmé Mme Roy.

Le gouvernement Charest reproche à Mme Roy d'avoir porté atteinte aux droits et privilèges dont dispose un député en demandant au ministre de la Sécurité publique, Jacques Dupuis, s'il avait appris que le premier ministre savait que trois de ses ministres avaient séjourné sur le bateau de l'entrepreneur en construction Tony Accurso. Le premier ministre Charest lui-même a affirmé que ces allégations étaient fausses.

De son côté, le gouvernement juge que Mme Roy a abusé de son immunité en alléguant à l'Assemblée nationale que trois ministres s'étaient rendus sur le bateau de M. Accurso.

La chef intérimaire de l'ADQ, dont le nouveau rôle de leader parlementaire a été confirmé jeudi par son chef, Gilles Taillon, pense que le gouvernement n'a aucune raison de la blâmer puisqu'elle n'a pas nommé les ministres, et que le gouvernement veut tout simplement faire oublier le scandale de la construction et les demandes répétées qu'il reçoit pour ordonner une enquête publique.

Confusion sur la demande de l'adresse personnelle de Mme Roy

Par ailleurs, la députée de Lotbinière a dit avoir vécu une heure d'angoisse, lundi, quand un page de l'Assemblée nationale lui a demandé son adresse personnelle au nom du whip du gouvernement, le député Pierre Moreau.

Comme le bureau de M. Moreau a affirmé ne pas avoir demandé l'adresse de Mme Roy, cette dernière a expliqué avoir craint pour sa sécurité personnelle pour avoir évoqué les problèmes de corruption dans l'industrie de la construction. Mme Roy a alors communiqué avec la Sûreté du Québec.

Environ une heure plus tard, l'histoire a été élucidée lorsque Mme Roy a appris qu'il s'agissait de la responsable de l'agenda de la ministre des Transports, Julie Boulet, qui souhaitait obtenir son adresse afin de lui envoyer une mise en demeure, en lien avec les propos tenus à l'Assemblée nationale.

Le whip en chef, Pierre Moreau, estime que la chef parlementaire de l'ADQ essaie de se poser en victime après avoir porté atteinte à la réputation des membres du gouvernement en insinuant que trois ministres auraient pu séjourner sur le bateau de Tony Accurso.