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Pas de rapatriement en vue

Nathalie Roy
Radio-Canada

À son retour de Riyad, le ministre canadien des Affaires étrangères continue de considérer le cas de la jeune femme comme un conflit familial privé qui doit être résolu en Arabie saoudite, avec l'aide des autorités saoudiennes.

La Québécoise Nathalie Morin, qui vit depuis deux ans et demi en Arabie saoudite, continue de demander au gouvernement canadien de la rapatrier avec ses enfants. Elle affirme y être toujours séquestrée par son conjoint saoudien avec ses trois enfants.

Samedi dernier, lors de sa visite en Arabie saoudite, le ministre fédéral des Affaires Étrangères, Lawrence Cannon, a discuté pour la première fois de vive voix du dossier de Mme Morin avec son homologue saoudien. De retour de Riyad, il a déclaré qu'il considérait toujours son cas comme un conflit familial privé, qui doit être résolu en Arabie saoudite avec l'aide des autorités saoudiennes. Il n'est pas question pour le moment d'accéder à la requête de Mme Morin.

Les autorités canadiennes choisissent donc de respecter la loi saoudienne, qui prévoit qu'une épouse et des enfants ne peuvent sortir du pays sans le consentement du mari. Tout récemment, l'Arabie saoudite a changé sa loi en ce qui concerne les épouses étrangères, qui n'ont plus besoin de la permission de leur époux. Cependant, la nouvelle loi n'est pas rétroactive et ne s'appliquerait donc pas au cas de Nathalie Morin.

Dans une entrevue exclusive accordée à l'émission Enquête, cette dernière a affirmé qu'elle était régulièrement maltraitée par son conjoint. « Je pleure, il me frappe. Je ris, il me frappe. Je parle il me frappe. Je me fâche, il me bat », peut-on entendre notamment au cours de l'entretien tourné en Arabie saoudite. Le conjoint de Nathalie Morin, à qui Radio-Canada a parlé au téléphone, nie les allégations de violence.

Enquête présentera cette entrevue exclusive avec la jeune femme jeudi à 20 h HE.