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Hwang Woo-suk condamné

Hwang Woo-suk

Le Dr Hwang est resté impassible à l'énoncé du verdict. Des dizaines de ses partisans l'ont applaudi à sa sortie du tribunal.

Radio-Canada

Le professeur sud-coréen qui avait prétendu en 2005 avoir créé par clonage des cellules souches humaines est condamné à deux ans de prison avec sursis pour fraude.

Celui que l'on surnommait le pionnier du clonage, le Sud-Coréen Hwang Woo-suk, a été condamné à deux ans de prison avec sursis pour fraude.

Le scientifique âgé de 56 ans a été reconnu coupable de détournement de fonds et de violation des lois sur la bioéthique. Il a toutefois été blanchi de l'accusation de détournement de fonds privés.

Le ministère public réclamait une peine de quatre ans de prison à l'encontre du chercheur. Il avait déjà été déchu de tous ses titres universitaires et scientifiques et interdit de recherches.

En 2004, le professeur Hwang et son équipe annonçaient dans un article publié dans le magazine Science qu'ils étaient les premiers au monde à réussir à cloner un embryon humain. En mai 2005, ils publient un deuxième article dans lequel ils affirment qu'ils ont réussi à produire 11 lignées de cellules souches, chacune à partir d'une personne différente

Cette découverte majeure ouvrait de nouvelles perspectives thérapeutiques pour de nombreuses maladies comme le cancer, le diabète ou la maladie de Parkinson.

Toutefois, deux ans plus tard, un comité d'experts établit qu'il s'agit d'une supercherie.

Après avoir brièvement nié les faits qui lui sont reprochés, Hwang les avait reconnus et démissionnait de toutes ses fonctions officielles.

Le procès, qui a permis d'entendre plus de 60 témoins, a duré plus de trois ans. En août, il avait demandé la clémence à la barre. Le chercheur a indiqué que ses avocats étudiaient la possibilité d'interjeter appel de la décision.

La vérification de ses travaux consacrés au clonage d'un chien montrait qu'il avait bel et bien réussi, en 2005, cette première scientifique.

Avec les informations de Agence France-Presse, et Associated Press