•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Rendez-vous virtuel pour amateurs de politique

Radio-Canada

Vous souhaitez suivre le fil Twitter de Stephen Harper, mais vous avez secrètement voté pour les libéraux lors de la dernière campagne électorale? Vous aimeriez connaître les opinions du néo-démocrate Jack Layton sans que tous ceux qui vous suivent (followers) sur le site de microblogues le sachent?

Trevor MayTrevor May

PoliTwitter est la solution à toutes vos angoisses politiques. Créé en avril 2009 par Trevor May, un jeune consultant en informatique et programmeur, le site regroupe tous les politiciens qui ont créé des pages sur Twitter. Ainsi, vous pouvez suivre les élus qui vous intéressent sans jamais révéler vos allégeances politiques.

« La raison initiale pour laquelle j'ai créé le site est que j'ai moi-même commencé à utiliser Twitter pour suivre la politique. J'ai pensé que d'autres utilisateurs aimeraient sûrement suivre de nombreux politiciens, mais pas nécessairement sur Twitter », affirme Trevor May, qui vit en Colombie-Britannique.

Ainsi, les dernières pensées de Stephen Harper ou encore de votre candidat local sont disponibles en un clic de souris. Le site regroupe les fils Twitter des politiciens fédéraux et provinciaux, en plus de proposer des statistiques pertinentes sur l'utilisation du site de microblogues.

C'est sans surprise que les chefs des quatre partis présents à Ottawa sont les plus suivis sur Twitter. Le chef conservateur et premier ministre du Canada, Stephen Harper, est en tête de la liste avec plus de 19 500 personnes qui le suivent sur sa page officielle. Michael Ignatieff, Jack Layton et Gilles Duceppe suivent dans cet ordre le premier ministre.

Selon Trevor May, l'utilisation des sites comme Facebook et Twitter n'est pas indispensable en politique pour le moment. Il souligne à ce sujet le faible nombre de membres du Parlement sur Twitter: un peu plus de 70 sur 308 députés. Il précise toutefois que les politiciens sont plus nombreux sur Facebook.

PoliTwitterPoliTwitter

Le jeune fondateur estime que Twitter est un outil qui peut apporter beaucoup : « On a simplement à regarder la campagne de Barack Obama et les événements récents qui se sont déroulés en Iran, on peut voir le pouvoir des médias sociaux et de Twitter en particulier. Il y a de plus en plus de députés fédéraux qui se joignent à Twitter. Il y en a des nouveaux toutes les semaines. »

Le Britanno-Colombien souligne que le site de microblogues est un outil de communication qui va dans les deux sens. « Twitter est un outil de communication directe et c'est plus personnel. Le site démontre que les élus sont comme les électeurs et non pas des étrangers qui vivent à Ottawa », observe-t-il.

Converser avec les électeurs

La manière dont fonctionne Twitter encourage donc les politiciens à avoir une conversation avec leurs électeurs. Aux dires du jeune homme de 27 ans, il est difficile pour un élu d'ignorer des questions qui lui sont directement adressées. Puisque tout est public sur le site, il ajoute que les internautes sont en mesure de voir si les politiciens font fi de certains envois.

Si de plus en plus d'élus s'inscrivent sur les sites de réseaux sociaux, Trevor May croit qu'au départ ils le font pour se promouvoir, sans plus. « Les élus commencent à utiliser Twitter comme un outil de communication unidirectionnel, simplement pour publier des petits communiqués de presse. Toutefois, une partie d'entre eux vont finir par se rendre compte que Twitter, c'est plus que ça. Par la suite, ils vont entretenir une communication avec les gens et les autres élus ». Il cite notamment l'exemple du ministre du Patrimoine canadien et des Langues officielles, James Moore, et celui de la députée néo-démocrate Olivia Chow, qui partagent notamment avec les internautes plusieurs liens et surtout des photos originales.

PoliTwitter gagne en popularité depuis son lancement, il y a quelques mois. Chaque jour, quelque 500 visiteurs uniques sont enregistrés et environ 10 000 pages sont vues.

Trevor May indique recevoir beaucoup de commentaires des électeurs, et aussi des gens travaillant dans les médias. Ils soulignent tous l'utilité du site, qui permet de suivre un grand nombre de politiciens en même temps.

Au cours des prochains mois, le fondateur a pour objectif de continuer à développer PoliTwitter. Il souhaite en créer une version pour la politique municipale. D'ici là, son site permet de consulter des milliers de petits gazouillis, ainsi que des photos inédites, au grand plaisir des mordus de la politique et du web, et ce, en toute discrétion.

LIENS :

PoliTwitter (Nouvelle fenêtre)

Canada Kicks Ass (Nouvelle fenêtre)


Aucun thème sélectionné